Commercialisée depuis le 28 mars à partir de 44 700 F en version S, la Seicento existe aussi dans une version mieux équipée, la SX, affichée à 48 800 F. La Citymatic n'est autre qu'une SX dotée des mêmes équipements avec, en plus, un embrayage automatique. Son prix est identique, ce qui laisse véritablement la possibilité de choisir une conduite simplifiée sans pour autant être pénalisé financièrement. Si l'embrayage automatique permet de laisser le pied gauche au repos, il ne change rien au maniement du levier de vitesse.
La boîte à cinq rapports reste en effet une boîte classique, avec pour avantage de n'augmenter ni la consommation ni la puissance fiscale. Comme la Seicento SX, la Citymatic est donc une 4 CV. Conduire une voiture à embrayage automatique, c'est d'abord oublier ses habitudes. Il ne faut plus bouger son pied gauche, mais continuer à relever le pied de l'accélérateur à chaque changement de vitesse. On se fait facilement à ce style de conduite, car il suffit de soulager la pédale de droite pour pouvoir désengager la vitesse en prise et en engager une autre. L'ennui, c'est que la commande de boîte de la Seicento n'est ni un modèle de douceur ni un modèle de précision.
Alors, mieux vaut adopter une conduite calme, et décomposer les changements de rapport. On découvre ainsi une certaine facilité de conduite qui inviterait même, au bout d'un temps assez bref, à ne plus vouloir changer de vitesse, comme avec une boîte automatique ! Mais, pour le prix, il ne faut tout de même pas trop en demander. L'embrayage à commande électronique Valeo a aussi ses avantages : première engagée à l'arrêt, la voiture reste parfaitement immobile, elle ne « rampe » pas.
D'autre part, une protection interdit la mise en marche du moteur si la boîte n'est pas au point mort, et un signal sonore retentit - interdisant le démarrage - si l'on accélère pour démarrer avec une vitesse engagée autre que la première ou la deuxième. En cas d'erreur du conducteur, l'électronique veille au grain. Pour l'agrément de conduite, il est cependant dommage qu'il faille tant appuyer sur l'accélérateur avant que la voiture ne commence à avancer. De plus, faire patiner l'embrayage en côte juste avant que le feu passe au vert, par exemple, relève de l'exploit tant la marge de manoeuvre est faible.
Reprenant la base technique de la Cinquecento, la Seicento s'en distingue par une carrosserie entièrement nouvelle qui la rajeunit. La longueur est augmentée de 10 cm, mais elle ne profite pas pour autant à l'habitabilité qui reste identique.
Avec 3,32 m de long seulement, la Seicento n'en reste pas moins une voiture de ville, homologuée pour cinq places. Malgré l'absence de direction assistée (une assistance électrique sera proposée en option dès septembre), la maniabilité demeure très correcte grâce à une direction pas trop ferme car très démultipliée : quatre tours de volant de butée à butée. Il n'empêche que, sur route, il faut rester vigilant car la voiture est sensible au moindre changement de cap. De toute façon, la Seicento n'est pas faite pour les grands espaces et les routes aux revêtements rugueux. Elle a conservé de la Cinquecento un inconfort certain, et, même si son moteur n'est pas trop bruyant, les performances sont limitées à 140 km/h, et les relances timides, surtout en côte. Le petit 900 cm3 n'en est pas moins agréable en utilisation urbaine où sa vivacité se montre à la hauteur. Le freinage, en revanche, pourrait être amélioré.
A l'intérieur, la Seicento ne gagne pas de centimètres, mais elle reçoit une nouvelle planche de bord, toujours très simple il est vrai, mais plus avenante. La finition est moyenne, il faut s'y faire - la voiture vaut moins de 50 000 F - et l'on remarque la présence de jolis tissus de siège avec des contre-portes assorties.
Guère confortables, les sièges basculent facilement pour laisser le passage vers la banquette arrière. De série, celle-là se rabat en deux parties 60 40, permettant de disposer de plus des 170 litres que contient le coffre en configuration normale. Mais le hayon n'est pas muni d'un bouton poussoir, il faut utiliser la clé ou la tirette intérieure pour l'ouvrir. L'équipement de la Citymatic n'est pourtant pas si rudimentaire que cela, puisqu'il comprend les vitres avant à commandes électriques et le verrouillage centralisé.
Quant aux amateurs d'air climatisé, ils devront faire un choix : la Seicento existe en version Clim à 56 200 F, mais elle ne peut pas recevoir l'embrayage automatique. A ce niveau de prix, c'est déjà un exploit d'avoir les deux possibilités.
























