Après la Volkswagen Golf V, l'Opel Astra de dernière génération, et avant les premiers tours de roues de la Citroën C4, la Ford Focus rejoint le bal des nouveautés du segment des familiales compactes. Mais, afin d'éviter les regards interloqués, sa tenue vestimentaire a été quelque peu assagie. Un style plus consensuel qui plaira à ceux qui ont été rebutés par le dessin trop décalé de la première version.
Cependant, la Ford conserve ses traits de caractère : partie arrière avec feux en hauteur, profil avec pavillon fuyant et regard acéré à l'avant. Il s'agit pour la marque de ne pas se couper d'un socle important de clients : quatre millions de modèles de première génération ont été vendus en six ans. Un chiffre que la nouvelle mouture ne pourra pas rééditer car elle doit désormais cohabiter avec le monospace Focus C-Max, plus pratique, plus à la mode, et plus familial, pour un supplément raisonnable de 1 550 à 2 100 € selon les versions de la cinq portes.
Plus d'aisance. La Focus ne part pas démotivée pour autant, et elle compte séduire les petites familles attachées aux véhicules compacts. Pour ces dernières, elle avance plus d'arguments que sa devancière, à commencer par une habitabilité en net progrès grâce à des cotes plus généreuses. Plus longue (de 17 cm), plus large (de 4 cm) et plus haute (de 1,7 cm), elle est par exemple 13 cm plus longue qu'une Renault Mégane (4,34 m contre 4,21 m). Le volume du coffre profite également de ces dimensions en hausse (385 l contre 350 pour l'ancien modèle), et les passagers de l'arrière disposent de plus d'aisance pour leurs jambes.
L'autre bel effort porte sur la finition et l'apparence générale. La planche de bord revient à un dessin plus traditionnel et est habillée, dans sa partie supérieure, d'un plastique moussé agréable au regard et au toucher. L'ensemble dégage plus de prestance que la planche de bord de l'ancien modèle à la finition perfectible.
Large choix. Pour confirmer son standard supérieur, la Focus s'octroie des innovations techniques, tels les projecteurs avant autodirectionnels, les phares au xénon, le radar de recul, le système GPS et le kit Bluetooth. Des éléments souvent optionnels et qui mettent en lumière que c'est à partir des niveaux Sport et Ghia que la Ford commence à donner le meilleur d'elle-même (lire ci-contre à droite). Seul « bémol », l'antidérapage ESP est en option (500 €) sur tous les modèles, hormis sur la 2.0 TDCi.
Dotée d'une large palette de moteurs et de finitions (lire ci-contre à gauche), la Focus devrait permettre à chacun de trouver un modèle à son goût. A noter que, en dehors des Diesel communs au monospace compact Focus C-Max (le 1,6 l TDCi qui sera le coeur de gamme et le 2 l TDCi de 133 ch), la Focus reçoit un nouveau 1,6 l Ti-VCT à essence de 115 ch (lire l'essai en page 10). Aux berlines à trois et à cinq portes s'ajoute le break qui perd son appellation Clipper au profit de SW. Cette variante avait rencontré un beau succès sur la première génération, mais elle sera sûrement la première à souffrir de la concurrence de la Focus C-Max.
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