Si le Musa s'allonge de cinq centimètres, c'est paradoxalement le porte-à-faux avant qui en profite le plus, choc piéton oblige. Les 2,3 cm ajoutés à l'arrière permettent cependant d'accroître la capacité du coffre de 75 l, et même de 145 l quand on avance la banquette coulissante sur 14 cm. Si on prend en compte la division 2/3-1/3 et la possibilité de rabattre en tablette les dossiers des sièges avant, le Musa met en avant une belle modularité.
En croisant cinq niveaux de finition, quatorze teintes de carrosserie - dont dix inédites - et quatre nouvelles variantes bicolores, l'offre comprend plus de quatre-vingts combinaisons possibles. Cette profusion met en lumière le nouveau visage du Musa avec bouclier peint, calandre et entourage des antibrouillards chromés.
À l'arrière, le chrome est également de rigueur pour mettre en évidence un bouclier redessiné et des feux avec diodes électroluminescentes. Remodelé, le hayon, moins bulbeux, se prolonge par une découpe au niveau du bouclier qui abaisse le seuil de chargement.
Tout en contrastes
Si on s'installe à bord avec une grande facilité, on y retrouve des sièges à l'assise rebondie donnant l'impression d'être installé sur un ballon de football. Même arrangée, la planche de bord reste très proche de celle de sa cousine, la Fiat Idea. Lancia y a toutefois ajouté un volant disgracieux.
Heureusement, la qualité des matériaux, la finition correcte, la grande clarté procurée par le toit panoramique et les nombreux rangements rendent la vie à bord plaisante.
Sur route, le contraste est également de mise avec, d'un côté, un freinage puissant, une commande de boîte agréable et une direction idéale en ville grâce à la fonction « City » et, de l'autre, des moteurs sonores et rugueux qui se contentent du minimum syndical en termes de prestations.
Accélérations et reprises subissent les conséquences d'un poids élevé et il faut sans cesse jouer du levier de vitesses si on souhaite obtenir des performances convenables. Dans ce domaine, le moteur 1.9 de 100 ch n'apporte guère plus de vivacité, tout en restant lui aussi très « sonore ». La bonne surprise se découvrira à la pompe avec des consommations très modestes sur route et des émissions de CO2 exemplaires.
La souplesse des suspensions privilégie le confort sans nuire au comportement désormais sous le contrôle de l'ESP sur tous les modèles. En prime, l'acheteur d'un Musa bénéficie d'un contrat d'assistance de deux ans qui vient en aide en cas de panne et va jusqu'à prendre en charge votre voiture pour la déposer à l'atelier lors des entretiens périodiques.
Bilan
Avec des arguments simples, presque simplistes, le Musa a trouvé sa place sur le créneau des monospaces compacts. En phase avec l'image de Lancia, son style chic indique bien la marche à suivre pour cibler les futurs modèles de la marque. Cela dit, l'abondance de l'équipement et le toit panoramique en série ne suffisent pas à masquer l'âge de la plate-forme sur laquelle repose le Musa et à justifier un prix si élevé.

































