Land Rover Freelander II
- Commercialisé à l'automne
- A partir de 30 000 € (estimation)
Après huit ans de bons et loyaux services, le Freelander prendra sa retraite dans la foulée du Mondial de Paris. On serait tenté de dire qu'il était temps car malgré le restylage opéré en novembre 2003, le 4 x 4 compact britannique ne tient plus la distance face à la concurrence. Pis encore, au sein d'une gamme largement renouvelée, il fait pâle figure. Le moment est donc opportun pour le remplacer. Avant sa présentation officielle au Salon de Londres à la mi-juillet, le constructeur nous a permis de prendre contact, en tant que passager avec son dernier-né.
Si, au premier regard, cette seconde génération conserve des airs de famille au niveau de la face avant, la comparaison s'arrête là. Pour le reste, tout change ! En premier lieu le dessin qui a délaissé les rondeurs pour des lignes tendues mettant en valeur son caractère dynamique, inspiré de celui de son grand frère, le Range Rover Sport. Second point, et pas des moindres, les goûts de la clientèle sur ce segment ont bien changé, s'orientant désormais vers des SUV à usage routier, ce qui explique la disparition de la version à trois portes.
Habitacle haut de gamme.
Par conséquent, le Freelander a changé de costume et se positionne désormais sur le marché des véhicules dits Premium à l'image du BMW X3, son rival. La présentation et la qualité de fabrication (matériaux moussés...) de l'habitacle résument la montée en gamme. Plus long de 8 cm (4,5 m) et de 10 cm en empattement, ce gentleman soigne l'accueil et l'habitabilité. Confortables, les sièges offrent un excellent maintien latéral. A l'arrière, l'espace aux jambes et la garde au toit permettent de loger deux adultes alors que le volume de coffre propose une contenance supérieure de 38 % (de 755 à 1 670 l contre 546 à 1 319 l auparavant). En équipement, cette version s'embourgeoise (phares au xénon directionnels, démarrage sans clé, climatisation deux zones, GPS couleur DVD à écran tactile...).
Fée électronique.
Développé sur une nouvelle plate-forme, le Freelander distille un comportement rassurant et dynamique p
our ce type de véhicule. Le roulis est parfaitement maîtrisé et le confort de suspensions est étonnant. Coté mécanique, la gamme du SUV anglais s'appuiera au lancement sur un six-cylindres 3.2 i6 à essence de 233 ch emprunté à la nouvelle Volvo S80 et sur le 2.2 Td4 de 160 ch issu du partenariat entre Ford et PSA qui vient d'équiper la Citroën C5 et la Peugeot 407 dans une version de 170 ch. Equipé d'un filtre à particules, il s'accouple avec une boîte manuelle ou automatique à six rapports (cette dernière sera disponible au printemps 2007). Cette énergie est mise sous la tutelle de l'électronique. Outre l'ESP et l'antipatinage, le Freelander embarque un contrôle de stabilité du roulis et d'adhérence en descente.
A cette panoplie s'ajoute une transmission intégrale Haldex avec différentiel central à embrayage hydraulique. A l'inverse de son aîné, le Freelander ne dispose d'aucune réduction, mais il propose, comme ses grands frères, le Terrain Response (sauf sur la finition de base) qui adapte la conduite en fonction du terrain rencontré.
Revers de la médaille, le ticket d'entrée devant atteindre la barre des 30 000 €.





















