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L'argus aux 10H de Magny-Cours en Peugeot 208 Racing Cup !

D'une durée de 10 heures, la course de Magny-Cours s'effectue en relais, avec entre 3 et 6 pilotes par voiture.
D'une durée de 10 heures, la course de Magny-Cours s'effectue en relais, avec entre 3 et 6 pilotes par voiture.

10 heures de course, 71 voitures au départ, un ex-circuit de Formule 1 en guise de champ de bataille et l'équipage de L'argus pour relever le défi le 16 juillet 2017. Voici notre récit des 10 heures de Magny-Cours, vécues à bord d'une attachante 208 Racing Cup...

Les Rencontres Peugeot Sport, la Peugeot 208 Racing Cup ou le circuit de Magny-Cours ne vous disent rien ? Avant de plonger au cœur de la course, prenons le temps de planter le décor…

 

La voiture

Déclinaison compétition de la citadine Peugeot, la 208 Racing Cup ne paraît guère effrayante sur le papier : moteur 1.6 atmosphérique, 140 ch tout au plus et une transmission à cinq rapports, quand une « simple » 208 GTi de série crache 208 ch et embarque un turbo.

Sa masse réduite (960 kg toute mouillée !) et sa boîte courte ne font pourtant pas lambiner la Racing Cup en ligne droite, alors que sa préparation châssis (suspension spécifique, réglage possible des pince, carrossage et hauteur de caisse) lui offre un comportement aussi tranchant qu’amusant malgré ses pneus Michelin à profil routier. Nous y reviendrons…

 

Le championnat

Les Rencontres Peugeot Sport (RPS pour les intimes) sont nées au début des années 2000. A l’époque, des 206 S16 animaient les rencontres, avant que les 207 LW ne les remplacent en 2007. Avantage rare : ces deux « mamies » sont encore autorisées à rouler dans le championnat, tout comme les anciennes stars de la formule (206 RCC, Spider, RCZ, etc...).

A l’arrivée, des week-ends de course bien remplis : outre le championnat « phare » en 208 (divisé en Sprint, avec trois courses de 30 min, ou Relais, avec une course de 6H), on retrouve la Youngtimers Cup (une course de 2H en 206 ou 207), et la Master Cup (trois courses en RCZ ou 308 Racing Cup, lire notre essai). Pilotes et spectateurs n’ont pas le temps de s’ennuyer !

 

Le calendrier RPS

Chaque année, les Rencontres Peugeot Sport visitent six circuits différents à travers la France. L’édition 2017 se répartit comme suit :

  • 1/ Val de Vienne (29-30 avril)
  • 2/ Nogaro (3-4 juin)
  • 3/ Magny-Cours (15-16 juillet)
  • 4/ Charade (2-3 septembre)
  • 5/ Dijon-Prenois (23-24 septembre)
  • 6/ Lédenon (21-22 octobre)  

 

La manche de Magny-Cours

Parmi les six épreuves précitées, une sort du lot : la manche de Magny-Cours. Elle étend en effet la course Relais de 6H à 10H et accueille, en plus des 208, les « youngtimers » 206 et 207 dans la même course. Résultat ? Le 15 juillet dernier, la course Relais ne comptait pas moins de 71 voitures, soit la capacité maximale du circuit de Magny-Cours ! Voilà qui promet…

 

L’équipe New Team Competition

Dans le « cheptel » Peugeot Sport, difficile de manquer les 208 noires à bandes et jantes oranges, teintes fétiches du New Team Competition. Comme d’autres équipes, cette entreprise propose des courses « clefs en main » (avec location de leur voiture) ou l’assistance pour des pilotes possédant leur propre 208.

Une équipe pro mais pas « prise de tête », l’ambiance demeurant familiale… au sens figuré comme au sens propre : Michel, le team-manager, est assisté par sa femme Karine et son frère Daniel, aussi prévenants que l’équipe de mécanos. Maintenant les présentations faites, passons aux choses sérieuses…

 

Au volant de la 208 Racing Cup

Sur un circuit ayant accueilli la Formule 1, on craint d’abord s’ennuyer aux commandes d’une citadine traction d’à peine 140 ch. Ce serait mal connaître la 208 Racing Cup, bien plus amusante qu’imaginée… Son moteur ? Finalement pétillant grâce aux rapports de boîte « courts », et au vacarme envahissant l’habitacle nu, privé du moindre centimètre-carré d’isolant.

Son freinage ? Aussi puissant qu’endurant, obligeant à rééduquer son pied droit pour éviter les blocages de roues non sécurisées par un ABS. Quant au châssis, il constitue le morceau de choix de l’auto : direction directe, train avant incisif, et un arrière pour le moins coopératif dont il faut se servir intelligemment : assez de « dérive » pour aider l’auto à tourner dans les virages… mais point trop pour ne pas la freiner et peiner à la relance ensuite !

Facile à prendre en mains mais plus «pointue» pour faire tomber les chronos, la 208 Racing Cup séduit les pilotes amateurs comme les pros !

A ce petit jeu, les habitués de la formule brillent particulièrement, et il faut quelques tours avant d’oser survoler le fameux « Nürburgring » (une chicane rapide suivant l’épingle d’Adélaïde), où la 208 Racing Cup apparaît particulièrement grisante : petite impulsion au volant doublée d’un lever de pied, l’auto plonge dans le premier droit, feint un « deux roues » en mordant le vibreur puis se repose, d’une impulsion opposée, dans une dérive légère et constante qui a quasiment dispensé de tourner le volant. Magique !

Le gauche à 180° suivant est sûrement le plus technique d’entre tous, avec ses trajectoires multiples qui prennent tout leur sens quand les concurrents arrivent à deux, trois voire quatre de front ! Inquiétant lors des premiers essais libres, le trafic s’est finalement montré gérable en course, malgré le mélange entre les 208, les 207 (plus rapides en ligne droite mais pas en virages) et les 206, toujours vaillantes.

Mais, plutôt qu’un long compte-rendu de course retraçant dix heures d’épreuve, voici notre vidéo best-of des caméras embarquées, montrant les spécificités de l’attachante 208 Racing Cup...

 

Bilan des 10H de Magny-Cours en 208 Racing Cup

En dépit du nombre de voitures élevé et du niveau général relevé de la formule, notre 208 Racing Cup couvée par New Team Competition a franchi la ligne d’arrivée à la cinquième place du classement général, après s’être élancée de la 8e position sur la grille. Merci au talent de mes deux coéquipiers (Thierry Blaise et Bruno Charrat), à la rapidité des mécanos quand leur revient une auto pas toujours « intacte », et au bon sens des stratèges anticipant les arrêts obligatoires aux stands pendant les interventions des safety-car.

Ici plus qu’ailleurs, un bon résultat se forge à plusieurs et celui-ci demeure sans conteste le travail de toute l’équipe. Ajouté au plaisir de piloter la 208 Racing Cup, voilà qui donne l’envie de retenter l’expérience… Et viser le podium ? Chiche !

 

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