A dix jours de l'ouverture du Salon de Paris où seront dévoilés les SUV Murano et Pathfinder, la sixième génération du Nissan Patrol entre en scène. Lancée en 1951, cette gamme a connu un grand succès depuis le début des années 80 avec l'arrivée de la troisième mouture. La quatrième génération a suivi en 1989, avec l'introduction de la fameuse version GR, avant de laisser place à la cinquième en 1998. Sous-motorisée, cette gamme a reçu le renfort d'un moteur de 3 litres en 2000. Aujourd'hui, c'est au tour de la carrosserie d'évoluer.
Avec un bloc amélioré dont la puissance est passée de 154 à 160 ch, et le couple de 354 à 380 Nm, le nouveau Patrol se remarque d'emblée par son style extérieur inspiré de celui du prototype Dunehawk devenu depuis le Titan, vaisseau amiral de la gamme américaine. Nouvelle calandre, projecteurs redessinés, bouclier avant modifié, extensions d'ailes plus marquées et capot relevé dans sa partie centrale distinguent le Patrol 2004. L'ensemble est impressionnant, mais, en dépit de la conception du bouclier en deux parties, les élargisseurs d'aile et les pare-chocs, peints dans la couleur de la carrosserie dès le deuxième niveau d'équipement, sont davantage esthétiques que protecteurs. Du coup, ils se révèlent très exposés et sont facilement rayables.
Franchisseur. Voilà qui est un peu en contradiction avec la vocation du Patrol, qui reste un champion de la traction (jusqu'à 3,5 t avec la boîte manuelle, et 2,5 t avec la transmission automatique) et un véhicule de franchissement fiable et imperturbable que pratiquement rien ne peut arrêter. Châssis échelle, gamme de rapports courts, moyeux avant débrayables automatiques, barre stabilisatrice arrière déconnectable autorisant un grand débattement de roue se combinent avec des angles caractéristiques avantageux pour préserver la vocation de franchisseur du Patrol.
Cela se paie sur la route où son poids élevé et ses suspensions robustes pénalisent les performances, surtout les reprises. En outre, avec la transmission automatique, le confort est altéré par de nombreuses trépidations. Fâcheux pour une option facturée 1 600 € qui apporte finalement peu d'agrément. En revanche, la qualité du freinage, puissante et endurante, et le faible diamètre de braquage en font un engin sûr, maniable, et facile à conduire même en ville. Il pourra, par ailleurs, faire valoir ses cinq places désormais en série et une troisième rangée de sièges en option (châssis long) pour 600 €.




























