VOLKSWAGEN GOLF PLUS
- Disponible le 16 mars
- Deux moteurs à essence et deux Diesel
- Cinq niveaux de finition
- A partir de 16 500 ¤
L'automobile évolue avec son temps. Aujourd'hui, un constructeur se doit de disposer dans sa gamme de plus qu'une berline - à trois et à cinq portes - flanquée d'un break pour tirer son épingle du jeu. Renault a démontré le formidable élan qu'apporte un monospace (voir L'argus daté du 3 février). Ford, avec sa Focus C-Max, et Peugeot, avec sa 307 SW, misent, eux, sur l'originalité pour tirer la clientèle. C'est dans cette dynamique que s'inscrit la Golf Plus.
Dans cette nouvelle gamme qui enregistrera 90 % de ses ventes en Diesel, le bloc 1.9 TDI de 105 ch, emprunté à la berline, reste une valeur sûre. Son couple maximal de 250 Nm à 1 900 tr/min est suffisant pour gommer la surcharge pondérale de l'engin et pour maintenir des performances élevées y compris dans les accélérations et les reprises.
Agitée. Malheureusement, cela s'accompagne d'un niveau sonore élevé. La carrosserie, plus volumineuse faisant caisse de résonance et un bruit d'air important s'ajoutent au grondement du moteur. C'est le défaut majeur de ce modèle.
Avec un centre de gravité relevé, la Golf Plus est aussi un peu plus agitée sur mauvaise route et embarrassée dans les changements d'appui. Tout cela reste mesuré et ne met jamais en péril la sécurité de ce modèle, doté en série de l'antipatinage et du contrôle électronique de stabilité ESP. Un freinage sans histoires, une commande de boîte de vitesses douce et précise, et un diamètre de braquage réduit facilitant les évolutions en ville, font que la Golf Plus reste avant tout une Golf.
Rotules. A l'avant, l'ancrage surélevé des sièges favorise la visibilité. Le siège du conducteur réglé en hauteur maximale, offre une position de conduite relaxante, jambes pendantes comme à bord d'un utilitaire. L'accès au véhicule devient beaucoup plus aisé. Cette remarque vaut également pour les places arrière. La possibilité de reculer les sièges avant profite avant tout aux grands gabarits, qui pourront reculer leurs assises sans écraser les rotules des passagers arrière.
Quant au coffre, c'est là qu'il faut chercher le vrai « plus ». Il marque le retour du plancher plat, les dernières générations de Golf se contentant d'une modularité minimale avec assises fixes et dossiers rabattables.
Les dossiers (suivant la formule 40-20-40) se rabattent d'une main, entraînant l'assise en position basse pour aligner l'ensemble avec le fond de coffre placé en position haute. Des opercules coulissants viennent occulter la rigole présente entre l'articulation des dossiers et le fond de coffre de manière à offrir une surface sans aspérités. Dans cette position, le fond de coffre dissimule un premier « sous-sol », qui, lui-même, recouvre le logement de la roue de secours « galette » retenue pour le marché français.
En restant une vraie Golf, la Golf Plus apporte de l'espace, de l'aisance et des aspects pratiques... facturés 900 ¤. Des facilités que chacun appréciera à l'aulne de ses besoins et de ses revenus.



















































































































































