Puissant moteur de 110 ch, boîte automatique, bel espace intérieur : l'idéal sur long trajet ? Non. Le Cube 1.6 CVT aime la ville, rien que la ville...

Le journaliste-essayeur « de base » a beau tout conduire et ne plus s'en émouvoir, certaines voitures arrivent encore à l'étonner. Comme ce Cube, dont l'extravagance lui ferait presque perdre sa sainte objectivité. Mon collègue le déteste. Moi, je l'adore. Simplement parce qu' il se moque des codes esthétiques et assume sa différence. Dommage qu'il ne soit pas disponible en rose.
Ambiance zen

A l'image de la robe extérieure, l'habitacle vaut son pesant de cacahuètes. Pas qu'il soit particulièrement gai ou original, d'ailleurs, il n'est même pas bien fini. Mais cette sensation de conduire avec un placard ondulé couché sur les genoux n'arrive pas tous les jours. Comme la possibilité de glisser sa canette dans l'un des onze porte-gobelets. Voilà justement les seuls rangements disponibles vu la taille ridicule de la boîte à gants, dont la porte, au passage, s'ouvre précisément sur... les tibias du passager.
Un poisson dans la ville
Au démarrage, aucun bruit. Le moteur à essence possède déjà cette qualité, en plus de pouvoir s'accoupler à une boîte à variateur. Mais malgré ses 110 ch et son vaste espace intérieur, le Cube préfère les virées en ville.
Il y est comme un poisson dans l'eau : capot droit, donc bien visible, diamètre de braquage court, boîte très douce qui n'emballe pas le moteur dans de bruyants hauts régimes. Les sièges, placés hauts pour la visibilité, et moelleux pour les fessiers, achèvent de convaincre... avant de décevoir sur route sinueuse par manque criant de maintien latéral. Là-bas, la boîte propose un mode Sport offrant plus de reprises et de frein moteur, on l'abandonne rapidement tant il fait brailler le moteur... Reste encore à affronter l'épreuve de l'autoroute. Pas la plus facile. Le Cube y génère des bruits d'air envahissants, sa tenue de cap n'inspire guère confiance : les flancs hauts et droits n'ont jamais apprécié le vent latéral. Du coup, à faible allure pour épargner les oreilles et la consommation, nous ramenons le Cube dans son royaume urbain favori. Il nous fait alors
retrouver le sourire, comme aux passants, hilares en l'admirant. Quoi, il n'est pas beau mon Cube ?Bilan. Comment parler objectivement d'une auto si décalée ? C'est compliqué, et sans grand intérêt : si vous l'aimez, vous adulerez sa maniabilité en ville, la douceur de sa boîte ou son équipement généreux. Dans le cas contraire, vous maudirez son insonorisation bâclée et son prix salé...
Les infos en plus
Article
Commentaires(0)
Ecrire un commentaire
* Champs obligatoires















































