Bruxelles a beau exiger, la France ne parvient pas à atteindre les taux de recyclage et de valorisation prévus par la loi ; la prise en charge des matériaux plastiques pourrait toutefois aider les démolisseurs à se conformer aux désirs de la Commission...
Avec un taux atteint de 79% de recyclage (chiffres 2010, soit les plus récents disponibles), la France n’est guère en avance. La Commission européenne exige en effet des Etats membres qu’ils atteignent un taux de 95% de recyclage des véhicules ; de la même manière, les véhicules devront être valorisés à hauteur de 85% de leur masse, alors qu’en France, toujours en 2010, le chiffre atteignait les 81,9%.
Les démolisseurs n’ont donc pas d’autre choix que de pousser toujours plus loin la déconstruction des voitures, et la séparation des divers matériaux qui les composent. Au 1e juillet 2013, ils seront obligés de retirer le verre des carcasses envoyées au broyeur. Mais en matière de plastique, pour l’instant, aucune obligation : le véhicule peut être broyé avec ses pare-chocs et tableau de bord, du moment que le broyeur sépare ensuite lui-même le métal du plastique.
L’argus a donc voulu en savoir plus sur ce matériau tant usité en automobile ; pour ce faire, nous sommes allés visiter le centre de recyclage automobile de Jean-Louis Letournel, situé à Cesson-Sévigné (35), à quelques kilomètres de Rennes. Cela fait déjà six ans que Jean-Louis Letournel et son équipe sépare le plastique du reste du véhicule. De l’aveu du patron, s’il ne gagne pas forcément d’argent avec cette activité, il n’en perd pas non plus. Un broyeur a même été acheté afin de réduire le volume des déchets plastiques. Car « lorsque le camion passe, il charge 15 tonnes, au lieu de 3 ou 4 » indique Jean-Louis Letournel. Il faut dire que les tableaux de bord prennent de la place !
Voici donc en images les différentes étapes de récupération des plastiques, du démontage jusqu’à la prise en charge par la société collectrice.
Etape 1, démontage
Avant toute opération, le véhicule est dépollué.
Les organes mécaniques sont séparés, les plastiques aussi. Au premier plan, un bac contenant des garde-boue.
Etape 2, stockage
Les plastiques auto se divisent essentiellement en deux grandes familles : les polypropylènes (pare-choc) et les PEHAD, qui constituent les réservoirs. Ils ne sont stockés ensemble que pour les besoins de la photo, puisqu'ils ne seront pas broyés en même temps.
Les pare-chocs sont empilés aux pieds du broyeur, prêt à fonctionner. C'est un homme dûment casqué qui alimente la machine, en raison des projections.
Etape 3, broyage
Le broyeur avale un pare-choc de Ford...
...et n'en fait qu'une bouchée, dans des craquements impressionnants. La puissance du broyeur est ahurissante !
Etape 4, copeaux
Un tapis roulant convoie les copeaux de plastique jusqu'à l'extérieur du bâtiment...
...où ils tombent dans une benne.
Etape 5, stockage des copeaux
La benne est ensuite régulièrement vidée dans le silo à plastique...
Etape 6, prise en charge par le collecteur
...et le silo à plastique est lui-même vidé au godet dans un camion qui se chargera d'amener les déchets afin qu'ils soient valorisés.
Les démolisseurs n’ont donc pas d’autre choix que de pousser toujours plus loin la déconstruction des voitures, et la séparation des divers matériaux qui les composent. Au 1e juillet 2013, ils seront obligés de retirer le verre des carcasses envoyées au broyeur. Mais en matière de plastique, pour l’instant, aucune obligation : le véhicule peut être broyé avec ses pare-chocs et tableau de bord, du moment que le broyeur sépare ensuite lui-même le métal du plastique.
L’argus a donc voulu en savoir plus sur ce matériau tant usité en automobile ; pour ce faire, nous sommes allés visiter le centre de recyclage automobile de Jean-Louis Letournel, situé à Cesson-Sévigné (35), à quelques kilomètres de Rennes. Cela fait déjà six ans que Jean-Louis Letournel et son équipe sépare le plastique du reste du véhicule. De l’aveu du patron, s’il ne gagne pas forcément d’argent avec cette activité, il n’en perd pas non plus. Un broyeur a même été acheté afin de réduire le volume des déchets plastiques. Car « lorsque le camion passe, il charge 15 tonnes, au lieu de 3 ou 4 » indique Jean-Louis Letournel. Il faut dire que les tableaux de bord prennent de la place !
Voici donc en images les différentes étapes de récupération des plastiques, du démontage jusqu’à la prise en charge par la société collectrice.
Etape 1, démontage
Avant toute opération, le véhicule est dépollué.
Les organes mécaniques sont séparés, les plastiques aussi. Au premier plan, un bac contenant des garde-boue.
Etape 2, stockage
Les plastiques auto se divisent essentiellement en deux grandes familles : les polypropylènes (pare-choc) et les PEHAD, qui constituent les réservoirs. Ils ne sont stockés ensemble que pour les besoins de la photo, puisqu'ils ne seront pas broyés en même temps.
Les pare-chocs sont empilés aux pieds du broyeur, prêt à fonctionner. C'est un homme dûment casqué qui alimente la machine, en raison des projections.
Etape 3, broyage
Le broyeur avale un pare-choc de Ford...
...et n'en fait qu'une bouchée, dans des craquements impressionnants. La puissance du broyeur est ahurissante !
Etape 4, copeaux
Un tapis roulant convoie les copeaux de plastique jusqu'à l'extérieur du bâtiment...
...où ils tombent dans une benne.
Etape 5, stockage des copeaux
La benne est ensuite régulièrement vidée dans le silo à plastique...
Etape 6, prise en charge par le collecteur
...et le silo à plastique est lui-même vidé au godet dans un camion qui se chargera d'amener les déchets afin qu'ils soient valorisés.
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Pour le pare choc de la Ford, il etait effectivement neuf, mais pas de la bonne couleur à la commande..
Signaler un abus+1 Bozox c'est vraiment du gaspillage. Je ne comprends pas pourquoi ils ne conservent pas des pièces comme les pare choc les ailes les portières, parties du véhicule qui sont souvent accidentées. On peut faire réparer sa voiture avec des pièces d'occasion chez un carrossier. A première vue le parechoc rouge sur une des photos a l'air nickel et il passe dans le broyeur...
Signaler un abusJe passe devant cette casse tous les jours, les semi sont chargés d'épaves, pas de jolies voitures comme sur la photo (mais le plus souvent il n'y a qu'un coté affecté). Vu le prix des réparations, les assureurs metten souvent en épave maintenant. Ca c'est scandaleux! (pas les assureurs, plutot les constructeurs avec le prix des pièces)
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