Nous l'avions déjà constaté avec la 406, les récents moteurs HDi du groupe PSA sont presque plus convaincants en version « 90 ch » que sous leur forme « 110 ch ». Le paradoxe n'est qu'apparent : quand on choisit un Diesel de 110 ch, c'est que l'on recherche sinon un agrément de conduite sportif, au moins des performances, de la vivacité et une certaine joie de vivre. Quand on se contente de 90 ch, c'est parce que, outre son économie, le Diesel est apprécié pour son couple, sa disponibilité aux régimes usuels, bref pour ses côtés raisonnables. Et raisonnables, les moteurs HDi le sont à l'excès. C'est décevant pour qui attend d'un moteur un peu de peps et une certaine analogie avec les moteurs à essence. Mais, dans une optique sage, la philosophie HDi est idéale. Sans jamais la moindre crête de couple, le fonctionnement de ces moteurs est remarquablement adouci et lissé, ce qui ne pourra que ravir les clients en quête de « percherons » plus que de chevaux de feu.
C'est bien en cela que le HDi de 90 ch, sur 306 ou Xsara - mais surtout sur 406 ou maintenant Xantia - s'impose comme une référence dans sa catégorie.
Le spectaculaire, il le laisse aux TDi, JTD, ou autres bruyants Diesel. Il garde pour lui un raffinement auquel ne peuvent prétendre les diesels « modestes »,tel le Ford TDdi ou l'Opel DTi. En d'autres termes, et pour peu que le confort prime sur la cravache, le HDi 90 est à la pointe du combat. Cela dit, rien n'oblige à le préférer dans la Xantia plutôt que dans la 406, notamment en version X de base. L'ABS, en effet, y reste optionnel, ce qui devient rare à ce niveau de gamme. En revanche, la suspension hydropneumatique demeure précieuse pour qui entend charger son break et rouler malgré tout dans de bonnes conditions.













