Il y a deux ans, General Motors affirmait par la voix d'Opel que 10 % des voitures vendues en 2010 seraient alimentées par de l'hydrogène. Le prototype présenté simultanément à cette annonce faisait néanmoins très « usine à gaz », en comparaison avec l'avance prise par Mercedes et ses partenaires. GM a donc mis les bouchées doubles et, comme son principal concurrent, a joué sur des alliances pour progresser plus vite : Toyota et plusieurs compagnies pétrolières participent à son programme.
En découvrant, cette année, la seconde édition du prototype sur base d'Opel Zafira, on constate que l'encombrement et par voie de conséquence le poids du système chargé de produire l'électricité, ont été divisés à peu près par cinq. L'astuce consiste à renoncer à la production d'hydrogène dans le véhicule, pour stocker l'énergie, « servie à la pompe » comme de l'essence, dans un réservoir de 1 m de long et 40 cm de diamètre pour une capacité de 75 l d'hydrogène liquide. Seule difficulté, le carburant est maintenu à une température de - 253 °C, ce qui laisse pas mal de problèmes à résoudre.
Avec la miniaturisation des piles à combustible, c'est maintenant le carburant en termes de production, de distribution et de stockage qui fait l'objet des recherches. Produit industriellement, l'hydrogène consomme beaucoup d'énergie. «Reformé » dans le véhicule, l'opération se passe à très haute température et, stocké à bord, il faut le maintenir à très basse température. A suivre.












