Une association d'automobilistes belges rappelle aux dirigeants de Bruxellles que pour limiter la pollution en ville, il suffit de synchroniser les feux rouges...
L'éco-conduite est tellement importante qu'elle est désormais enseignée dans les auto-écoles. Pourtant, les pouvoirs publics ont un levier relativement simple à actionner pour tenter de juguler les émissions p
olluantes, si l'on en croit une récente intervention de l'assciation belge Touring : "Il ressort que les émissions de CO2 triplent si les véhicules sont bloqués dans les files créees par des feux de signalisation non synchronisés. Pire encore : les émissions de particules fines, de NOx et de CO augmentent aussi".
Si l'information est loin d'être exclusive, Touring a fait appel à un laboratoire universitaire pour étayer son propos. D'après les mesures effectuées à certains croisements bruxellois, un véhicule qui traverse un boulevard en 9 minutes au lieu de 1,5 (à cause des feux) va émettre 10% de monoxyde de carbone en plus et 6% de dioxyde d'azote. Et Touring d'accuser la ville de Bruxelles de se désintéresser de cet état de fait...
Sollicité sur le sujet, le directeur d'un centre de gestion de feux tricolores en Ile-de-France n'y va pas par quatre chemins : "En toute franchise, l'objectif de la synchronisatio
n des feux c'est de fluidifier le trafic, ce n'est pas un programme environnemental" avoue t-il. Avant d'apporter un léger bémol : "La volonté première c'est la fluidification, donc si cela marche, les gens s'arrêtent et redémarrent moins". D'où une économie substantielle de pollution à la clef.
Mais que l'on ne s'y trompe pas. Si les flux de circulation et les feux sont pilotés, c'est aussi et surtout "pour que le bus passe le mieux possible, sans s'arrêter" et pour qu'au final, les usagers préfèrent les transports en commun au véhicule personnel.
olluantes, si l'on en croit une récente intervention de l'assciation belge Touring : "Il ressort que les émissions de CO2 triplent si les véhicules sont bloqués dans les files créees par des feux de signalisation non synchronisés. Pire encore : les émissions de particules fines, de NOx et de CO augmentent aussi".Si l'information est loin d'être exclusive, Touring a fait appel à un laboratoire universitaire pour étayer son propos. D'après les mesures effectuées à certains croisements bruxellois, un véhicule qui traverse un boulevard en 9 minutes au lieu de 1,5 (à cause des feux) va émettre 10% de monoxyde de carbone en plus et 6% de dioxyde d'azote. Et Touring d'accuser la ville de Bruxelles de se désintéresser de cet état de fait...
Sollicité sur le sujet, le directeur d'un centre de gestion de feux tricolores en Ile-de-France n'y va pas par quatre chemins : "En toute franchise, l'objectif de la synchronisatio
n des feux c'est de fluidifier le trafic, ce n'est pas un programme environnemental" avoue t-il. Avant d'apporter un léger bémol : "La volonté première c'est la fluidification, donc si cela marche, les gens s'arrêtent et redémarrent moins". D'où une économie substantielle de pollution à la clef. Mais que l'on ne s'y trompe pas. Si les flux de circulation et les feux sont pilotés, c'est aussi et surtout "pour que le bus passe le mieux possible, sans s'arrêter" et pour qu'au final, les usagers préfèrent les transports en commun au véhicule personnel.
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