Voiture occasion
|
Camion occasion
|
Enchères
|
Emploi
|
Trophée L'argus
Espace Pro
Salon de Genève
Actualité > Essais > Voitures > Les originales de la bande    

Les originales de la bande

Jean-Louis Debieuvre Photos de Marc Francotte 
Jeudi 13 janvier 2000
Article
Newsletter S'abonner à la newsletter Imprimer
 
Partagez Partager sur Facebook Envoyer RSS S'abonner au flux RSS
 
Entre l'utilitaire civilisé et la petite citadine montée en graine, le dialogue n'est pas toujours facile. Tous deux offrent de beaux volumes, mais ils ne les habillent pas de la même façon.

Portés par leur succès, les monospaces n'en finissent pas d'engendrer de nouveaux modèles et de multiplier les catégories. La Toyota Yaris Verso et la Renault Kangoo, chacune dans un style très personnel, en sont des avatars atypiques. Diamétralement opposées dans leur conception, toutes deux se retrouvent pour offrir un service maximal dans un minimum de place. Elles se positionnent également par leur prix à peine supérieur à 80 000 F, quand il faut compter plus de 100 000 F pour accéder aux monospaces compacts type Scénic.

Après quelques séances de musculation, la Verso est donc née de la petite urbaine Yaris. Elle a pris du volume, du coffre et de la puissance supplémentaire avec le moteur 1,3 l pour honorer ses nouveaux engagements. De ses origines, elle garde toutefois un aspect policé ainsi que l'allure sophistiquée de la citadine. Les astuces de son aménagement intérieur lui confèrent également le label de la modernité.

La Kangoo, elle, se moque bien de ces contingences. Qu'elle soit directement issue d'un utilitaire ne lui fait ni chaud ni froid. Au contraire, elle assume cette filiation avec humour, et elle met tout le monde dans sa poche avec sa bonne bouille et, dorénavant, ses cinq portes. Des portes qui font le désespoir du rival Citroën Berlingo qui, malgré ses efforts, cherche toujours une ouverture supplémentaire. La Kangoo, c'est le monospace à la bonne franquette. Pas prétentieux pour deux sous mais pratique et efficace, une sorte de système D bien de chez nous.

- Châssis

Berline ou fourgonnette, l'origine de la Verso et de la Kangoo détermine leur comportement. Avec comme seuls points de comparaison des empattements relativement longs dans des dimensions compactes ne dépassant pas 4 mètres. Ce qui assure un volume intérieur spacieux tout en facilitant l'utilisation urbaine. Pour le reste, il s'agit bien de deux mondes différents. Par la qualité de ses trains roulants, la précision de sa direction et l'efficacité de ses suspensions, la conduite et les réactions de la Verso s'apparentent à celles d'une berline classique. Tout juste peut-on lui reprocher un amortissement un peu lâche qui entraîne un petit roulis sur les chaussées dégradées. Mais le confort général obtenu est comparable à celui des catégories supérieures, avec un freinage auquel il ne manque que l'ABS.

La Kangoo obéit à d'autres lois. Dans l'absolu, son comportement routier n'arrive pas à la cheville du Citroën Berlingo. Et pourtant, elle ne cesse de lui tailler des croupières. C'est que le confort, la précision de la trajectoire et la stabilité en courbes sont les cadets de ses soucis. Sa nature rustique n'a que mépris pour ces comportements pseudo-sportifs.

Quand les conditions sont mauvaises, il suffit de lever le pied pour régler les problèmes. La Kangoo bondissant et rebondissant ne dédaigne pas pratiquer la politique de l'autruche. Sauf quand le vent se lève. Avec sa hauteur imposante de 1,83 m, elle offre alors une prise maximale, et il faut corriger sans cesse au volant les mouvements de caisse.

- Moteur

Là encore, le brio est du côté de Toyota. Plus de 10 ch supplémentaires, près de 2" de moins pour atteindre 100 km/h, 10 km/h de mieux en vitesse de pointe et, pour couronner le tout, 1 litre de moins en consommation. Si sur le papier les chiffres sont accablants, la réalité du terrain vient nuancer le diagnostic. Pour exprimer son potentiel, le moteur 1,3 de la Yaris Verso nécessite d'être cravaché pour rester dans les tours. Et à haut régime, la consommation suit une courbe exponentielle.

Plus placide, le 1,4 l Renault de l'ancienne génération se montre aussi plus vigoureux à moyen régime avec un couple maximal obtenu plus bas. En dépit de ses performances en retrait, il se révèle donc bien adapté à l'esprit de la voiture qu'il anime. En revanche, l'étagement de la boîte est plus critiquable avec un cinquième rapport très long qui oblige à rétrograder à la moindre montée. Un obstacle que surmonte sans problème la Verso grâce à sa puissance supérieure. Monospace « campagnard », la Kangoo s'épanouit sur les routes secondaires. L'autoroute l'ennuie, son conducteur avec. Quant à la Verso, fidèle à son ambition de polyvalence, elle se montre aussi à l'aise sur les petits trajets que sur les grands parcours.

- Vie à bord

A la bonne franquette, disions-nous. C'est exactement l'impression que dégage la Kangoo dans son aménagement intérieur. Ou à la fortune du pot, si vous préférez. Malgré ses deux portes arrière coulissantes et, ma foi, bien pratiques, la Kangoo reste avant tout une fourgonnette. Elle ne s'en cache d'ailleurs pas, comme en témoigne le côté spartiate de sa décoration avec ses multiples tôles apparentes. C'est aussi cette simplicité qui fait son charme. Il ne faut donc pas attendre de miracles ni de gadgets. Ses atouts résident dans son vaste espace habitable - la banquette arrière accueillant à l'aise trois adultes -, dans sa surface vitrée panoramique et dans sa capacité et sa facilité de chargement, même si en version RTE la banquette arrière ne peut se replier que d'un seul bloc. Revers de la médaille : il faut accepter un niveau sonore très élevé, des espaces de rangement limités et une position de conduite pénalisée par l'impossibilité de réglage en hauteur du siège conducteur ainsi que de la colonne de direction.

Comparativement, on est dans la Verso comme dans la caverne d'Ali Baba, avec des trésors partout, un tableau de bord futuriste, des rangements dans tous les recoins, des sièges arrière qui disparaissent sous le faux plancher. Cette boîte à malices est conçue comme un monospace privilégiant la convivialité. Avec pour seule restriction une place arrière centrale qui tient davantage du strapontin que du siège. Mais ce que la voiture perd en habitabilité, elle le gagne en chaleur, en modularité et en faculté d'adaptation à toutes les situations.

- Equipement

En finition RTE, la Kangoo valorise plutôt ses équipements structurels que ses équipements de confort ou de sécurité. Tant pour l'ABS que la climatisation, pour lesquels il faudra passer par les options. A noter que ces deux options se retrouvent aussi dans la Verso, mais à un tarif moindre. La force principale de la Kangoo réside dans son côté pratique. Elle dispose désormais, nous l'avons dit, d'une deuxième porte arrière coulissante, mais aussi d'une double porte asymétrique d'ouverture du coffre. Ce choix renforce l'image utilitaire du véhicule, mais il faut bien avouer qu'il facilite grandement les manoeuvres de chargement.

Avec sa porte unique s'ouvrant de gauche à droite et bloquant l'accès au trottoir, le coffre de la Verso se révèle moins pratique d'accès. En revanche, malgré son plus petit gabarit, la Toyota offre un volume pratiquement équivalent à celui de la Renault, une fois les sièges arrière repliés, ce qui n'est pas un mince exploit. En outre, la Verso se révèle plus soignée dans sa finition et plus imaginative dans ses aménagements, à l'image des sièges arrière qui s'escamotent. Elle l'emporte donc haut la main sur sa rivale.

- Bilan

Entre les deux, il s'agit plus d'une question de philosophie que d'une comparaison. A la sophistication extrême de la Verso répond la simplicité brute de la Kangoo. Objectivement, le seul avantage de cette dernière est d'offrir cinq vraies places là où la Yaris n'en propose que quatre et demie.

Pour le reste, il y a une génération d'écart dans la conception de ces deux voitures. On aurait également aimé que la simplicité revendiquée de la Kangoo se retrouve dans son prix. Or, à 84 000 F (12 806 e), elle est plus chère qu'une Verso, proposée à 81 900 F (12 485 e), plus performante, plus imaginative et plus moderne. L'addition peut paraître salée, pour la française.

Les infos en plus

Article
Newsletter S'abonner à la newsletter Imprimer
 
Partagez Partager sur Facebook Envoyer RSS S'abonner au flux RSS
 

Commentaires(0)

Ecrire un commentaire

  

  

  

Si vous ne visualisez pas correctement le code, cliquez-ici   

* Champs obligatoires
 

L'Actualité auto


Volkswagen CC : copie conforme

Volkswagen CC : copie conforme
Changement d'appellation et design inspiré de la Phaeton ne doivent pas tromper l'acheteur : la nouvelle CC reste une Passat CC... peu remaniée. Ce qui ne l'empêche pas d'être recommandable.
Lire la suite

Offensive allemande

Offensive allemande
Cousine des Seat Mii et Skoda Citigo, la Volkswagen e-Up! inaugurera la propulsion électrique au sein du groupe allemand, à l'automne 2013.
Lire la suite
2 commentaires

Toyota GT 86 : retour aux sources

Toyota GT 86 : retour aux sources
Un quatre cylindres boxer de 200 ch, des roues arrière motrices et un poids contenu : le coupé Toyota GT 86 privilégie le plaisir de son conducteur. Premier contact.
Lire la suite
2 commentaires

RECHERCHE 
OK
Diaporama - Toyota Avensis
Rechercher un véhicule
et
Emploi & Carrières
Les dernières offres d'emploi
Directeur de Site (H/F) - SIPA - 31

Chef des ventes PDR - Renault - 02

Responsable de Site (H/F) - SIPA - 31

Secrétaire commercial(e) - Smart - 75

Conseillers Commerciaux VN / VO (H/F)...

Conseillers Commerciaux Société (H/F)...

Secrétaire commercial(e) - Neubauer - 78

Vendeur Hall - Multimarques - 17

Voir toutes les offres