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RENAULT TWING'UP GORDINI
COMMERCIALISATION ÉTÉ 2010
- Moteur 1.6 16v de 140 ch
- À partir de 15 500 € (estimation)
Destins croisés
Dans les années 60, tandis que Carlo Abarth métamorphosait de placides Fiat en de toniques bolides (les « 650 » qui se livraient bataille sur circuit), Amédée Gordini ensorcelait les moteurs des berlines Renault. La R8 en est la plus emblématique représentante. Aujourd'hui, Fiat ressort de ses cartons le Scorpion Abarth et en fait une marque à part entière dont le premier modèle repose sur une base de 500, d'abord proposée en version de 135 ch avant d'être poussée à 160 ch pour le modèle Essesse. Renault aurait pu répondre du tac au tac, en ornant sa Twingo Renault Sport - rivale désignée de la bombinette italienne - du célèbre bleu de France tranché dans le vif par la double bande blanche Gordini. Mais, plutôt que de suivre la concurrence, le constructeur au losange marquera davantage les esprits à l'aide d'une silhouette inédite, encore plus exclusive que celle de sa citadine.
Dévoilé au printemps de 2010, le roadster Gordini reposera sur la base technique de la Twingo afin de limiter les coûts de développement et sera logiquement animé par le quatre-cylindres 1.6 16v fort d'environ 140 ch. La carrosserie rappellera, du moins dans sa partie avant, celle de la Twingo, mais s'en distinguera fortement par son pavillon amovible, par l'absence de hayon et par un habitacle dépourvu de banquette. Dans l'esprit des anciens modèles Targa chez Porsche ou encore des Corvette, le roadster Gordini se découvre donc à moindres frais. Il suffira d'ôter le pavillon et de le placer dans le coffre pour obtenir un cabriolet.
Ce système économique évite surtout l'emploi de moteurs électriques et de vérins hydrauliques, le poids de l'ensemble étant ainsi contenu, et les performances du moteur préservées. On espère donc que ce roadster ne soit pas pénalisé par un malus, alors que la Twingo RS écope de 200 € de pénalité pour 5 g d'émissions de CO2 en trop (avec 165 g rejetés par km).
ROADSTER ABARTH
COMMERCIALISATION PRINTEMPS 2011
- Moteur 1.4 T-Jet de 135 ch
- À partir de 18 000 € (estimation)
Radical
Pour ceux qui trouvent la silhouette de la 500 Abarth trop proche de celle d'une citadine et qui recherchent davantage d'exclusivité, la version Roadster leur tend les bras. Sur le plan technique, le constructeur transalpin l'assemble sur un châssis de Fiat 500 allongé d'une vingtaine de centimètres. Non pas pour offrir davantage d'espace à l'arrière, l'auto étant une stricte biplace, mais dans le but de garantir une plus grande stabilité à vive allure du fait d'un empattement (la distance entre les deux essieux) majoré. Long de 3,75 m, le roadster Abarth adoptera tout comme son concurrent badgé Gordini (lire ci-contre) un toit amovible. La partie mécanique sera animée par le tonique moteur 1.4 T-Jet de 135 ch.
MINI MARCOS
COMMERCIALISATION EN 2011
- Moteur 1.6T de 175 et 211 ch
- À partir de 29 000 € (estimation)
Retour gagnant
En 1964, alors que la Mini Cooper commence à briller en rallye, un passionné de sport automobile décida de l'adapter à la course de vitesse. Comme l'aérodynamisme n'est pas le fort de la silhouette cubique de la Mini, il faut découper la coque en tous sens pour en faire un coupé plus profilé. Ce sera la Marcos (voir photo) dont la silhouette est cependant plus proche d'un crapaud que d'une œuvre d'art.
La version actuelle de la Mini deviendra roadster en reprenant la plate-forme du cabriolet, laquelle sera allongée.
Le pavillon se rapproche du sol, et le style est aujourd'hui parfaitement maîtrisé. Les moteurs 1.6 turbo de 175 et 211 ch seront de la partie.






























































































































































































































































