Lors du dernier examen au sénat de la loi de sécurité intérieure dite Loppsi 2, les sénateurs ont voté un amendement visant à diminuer le temps incompressible pour récupérer les points du permis. Un débat sensible, et loin d'être nouveau.
Jadis, un permier ministre avait taxé le sénat "d'anomalie constitutionnelle". Ce sont pourtant les sénateurs qui se sont montrés bien plus intrépides que leurs collègues de l'assemblée vendredi 10 septembre, lors de l'examen de la loi Loppsi 2. A l'initiative de l'élu UMP Alain Fouché, les sénateurs ont sévèrement réduit les délais pour récupérer les points de permis perdus. Ainsi, pour un conducteur possédant tous ses points et qui en perd un, six mois seulement seront
nécessaires pour le récupérer, contre un an à l'heure actuelle. Et de la même manière, la totalité des points perdus seraient restitués au bout d'un an de conduite sans infraction, au lieu de trois ans.
Comme l'on pouvait s'y attendre, le gouvernement a émis un avis défavorable sur le sujet, et il compte bien rayer d'un trait de plume l'amendement sénatorial lors du réexamen de la Loppsi 2 en novembre à l'assemblée. Mais le débat est reparti de plus belle : "Je trouve que cela a du sens, et ce n'est pas ça qui va inciter à rouler plus vite ou à rouler dangereusement" a fait savoir le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand.
L'association 40 Millions d'automobilistes, qui milite depuis quelque temps pour un assouplissement des règles du permis à points, s'avère elle aussi plutôt satisfaite de l'attitude des sénateurs : "Pour éviter que le système s'emballe et retrouve une pleine acceptation sociale, une des solutions envisageables est effectivement la mise en place d'un système de récupération des points plus rapide, tel que voté par le sénat" indique un long communiqué. Et l'association de rappeler que "les 10 propositions de loi déposées en ce sens par les députés et sénateurs depuis 2006 n'ont jamais été inscrites à l'ordre du jour, comme si le thème était politiquement dérangeant et tabou".
A l'unisson des associations de sécurité routière, la Prévention Routière a quant à elle vu rouge sur le sujet : "De telles dispositions constitueraient un véritable retour en arrière par rapport aux progrès réalisés par tous les conducteurs depuis huit ans" a fait savoir l'association.
L'an dernier, 9 millions de points environ ont été retirés.
nécessaires pour le récupérer, contre un an à l'heure actuelle. Et de la même manière, la totalité des points perdus seraient restitués au bout d'un an de conduite sans infraction, au lieu de trois ans. Comme l'on pouvait s'y attendre, le gouvernement a émis un avis défavorable sur le sujet, et il compte bien rayer d'un trait de plume l'amendement sénatorial lors du réexamen de la Loppsi 2 en novembre à l'assemblée. Mais le débat est reparti de plus belle : "Je trouve que cela a du sens, et ce n'est pas ça qui va inciter à rouler plus vite ou à rouler dangereusement" a fait savoir le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand.
L'association 40 Millions d'automobilistes, qui milite depuis quelque temps pour un assouplissement des règles du permis à points, s'avère elle aussi plutôt satisfaite de l'attitude des sénateurs : "Pour éviter que le système s'emballe et retrouve une pleine acceptation sociale, une des solutions envisageables est effectivement la mise en place d'un système de récupération des points plus rapide, tel que voté par le sénat" indique un long communiqué. Et l'association de rappeler que "les 10 propositions de loi déposées en ce sens par les députés et sénateurs depuis 2006 n'ont jamais été inscrites à l'ordre du jour, comme si le thème était politiquement dérangeant et tabou".
A l'unisson des associations de sécurité routière, la Prévention Routière a quant à elle vu rouge sur le sujet : "De telles dispositions constitueraient un véritable retour en arrière par rapport aux progrès réalisés par tous les conducteurs depuis huit ans" a fait savoir l'association.
L'an dernier, 9 millions de points environ ont été retirés.
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Affligeant ! le clientélisme politique n'a plus de limite ! pourtant j'ai du mal à croire que cet amendement puisse être voté, mais je m'attend à tout de la part de la classe politique dans cette période préélectorale ! Ce sénateur assumera t-il les victimes supplémentaires induite par ce signal laxiste transmis aux automobilistes. quelle irresponsabilité ! Faut-il obligatoirement être touché par un drame de la route pour adhérer aux objectifs de la sécurité routière ! Est il si difficile de faire preuve d'empathie ?
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