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Malus écologique 2018 : la double peine pour certaines automobiles ?

Renault Captur restylé essence TCe 2017
Aujourd'hui épargné par le malus écologique, le Renault Captur essence "TCe" 120 ch pourrait subir la double sanction en 2018.

Selon les informations du Parisien, le gouvernement préparerait un second malus touchant les voitures neuves à partir de 95 g/km. En parallèle, le système actuel serait modifié avec l'abaissement de la première tranche du malus à 122 g/km.

Depuis son lancement en 2008, le bonus-malus automobile enregistre chaque année une baisse des paliers de rejets de dioxyde de carbone (CO2). Et en 2017, le système avait évolué en passant de tranches à une évolution progressive du malus au gramme près.

Mais dans le but de réduire le déficit de l'actuel système bonus-malus, le gouvernement aurait l'intention de créer un second malus à partir de 2018, selon Le Parisien.

 

Le malus pour tous ?

Ce nouveau malus s'appliquerait aux véhicules neufs dès 95 g/km de CO2. Ce seuil n'a pas été défini par hasard puisque c'est celui que l'Union européenne veut imposer à tous les constructeurs dès 2021. 

Essai Citroen C3 Peugeot 208

Les Citroën C3 et Peugeot 208 diesels BlueHDi 100 seraient concernées par le nouveau et second malus de 2018.

Les conditions et les montants ne sont pas divulgués, mais « plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'euros selon les catégories » sont envisagées. La tranche de 95 à 121 g/km de CO2, épargnée par le malus, concerne actuellement environ 85 % des voitures neuves vendues en France. Les véhicules au-delà de 122 g/km (soit environ 13 % des ventes) devraient donc subir un double malus.

 

Seconde mesure

Par ailleurs, le gouvernement retoucherait aussi le système actuel avec l'abaissement du palier de 127 à 122 g/km de CO2 en 2018. Ainsi, les automobilistes devront débourser 50 euros supplémentaires pour l'achat d'un véhicule neuf émettant 122 g/km de CO2. Par exemple, un Renault Captur essence TCe 120 ch (125 g/km) ou un Toyota RAV4 diesel D-4D 143 ch (123 g/km) seraient donc concernés.

 

Réduire le déficit du bonus-malus

Sans surprise, la raison principale de ce changement serait financière puisque les comptes du bonus-malus sont toujours dans le rouge : environ 350 millions d’euros en 2017. Outre la réduction de ce dernier, le gouvernement a besoin de trouver de nouvelles recettes pour financer le projet d'une prime de conversion de 1 000 euros, qui pourrait être octroyée pour la cession d'une vieille voiture lors de l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion dit « propre ».

Selon Le Parisien, cette nouvelle mesure de « double malus automobile » permettrait de réduire la note de 100 millions d’euros par an.

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Commentaires
Voir tous les commentaires (15)
H. B.

Volant moteur, Bielles, Turbo, Boites de vitesse, Distribution, Transmission, injection... Les constructeurs produisent du jetable. Serait-ce bon pour la planète ? Ils ont la bénédiction du gouvernement. Les récentes modifications de la législation sont un vrai SCANDALE: Si vous avez un problème sur votre véhicule, et que les experts (que vous devez payer) établissent qu'il s'agit d'un vice caché, vous pouvez vous retourner contre le vendeur au cours des 2 années qui suivent le problème, MAIS il n'est plus possible de se retourner contre le FABRICANT, le CONCESSIONNAIRE, ou l'IMPORTATEUR si le véhicule a plus de 5 ans ! Alors que c'est bien le constructeur ou l'assembleur qui est responsable de ses produits, plus que le particulier qui vend un véhicule d'occasion ! Les fabricants et les importateurs sont intouchables, y compris lorsqu'ils utilisent des bielles en fonte plutôt qu'en acier ! Rechercher Volkswagen bielle BXE sur internet Pourquoi les constructeurs ne corrigent pas les problèmes de conception et fabrication connus depuis plus de 10 ans ? Rechercher Renault distribution courroie accessoires sur internet Journalistes, faites votre boulot: soutenez les citoyens !

Cire69

Je suis tout à fait d'accord pour mettre en incitation les véhicules essence qui ont fait ces dernières années d'énormes progrès (à l'instar de ce que les diesel ont connu ces 20 dernières années), mais pourquoi ne pas aligner le prix de l'essence sur celui du gazole et non l'inverse et cesser de pénaliser sur la seule base du niveau de CO2. Que nos politiques cessent d'écouter les soi-disants experts ou spécialistes qui d'un bord comme l'autre sont soit des utopistes, soit des lobbyistes !

titouv6

Vivement la fin du diesel! 'en marche' ça veut dire aller de l'avant pas en marche arrière.. non?

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