- mazda 2 : disponible
- trois moteurs à essence et un diesel turbo
- Prix : de 11 500 à 15 500 ¤
Baignées de lumière et hautes de plafond, ces deux japonaises sont un peu comme ces lofts que l'on apprécie pour leur volume habitable. L'ennui, c'est que la mode se paye souvent au prix fort, même pour des citadines polyvalentes : environ 15 000 ¤ pour un modèle bien équipé et correctement motorisé. Pour s'offrir du mètre cube à moindre coût, il faut donc descendre à l'étage des entrées de gamme. On y trouve alors la Mazda 2 1.25 Harmonie de 75 ch à 11 500 ¤ et, comme voisine de palier, la Honda Jazz 1.2 S de 78 ch à 12 000 ¤. Leurs mensurations généreuses les placent en tête de leur catégorie en termes d'habitabilité, avec un avantage pour la Mazda au niveau de l'espace aux coudes.
Mécanique :
La puissance mesurée de leur motorisation limite quelque peu leur polyvalence. Assez réactives sur des parcours périurbains, elles souffrent ainsi toutes les deux de reprises médiocres une fois sur la route. Et, à chaque voyage en charge, on maudit les longues rampes autoroutières. La Jazz est cependant un peu plus alerte en accélération et se montre aussi plus sobre.
Chassis :
C'est dans leur manière de vivre la route qu'elles marquent leur différence. La Mazda jouit d'un comportement vif et dynamique relayé par une direction précise. Sa conduite sur les petites routes est presque amusante, mais on aurait souhaité de la place pour un repose-pied afin de bien se caler. Si la Honda ne commet pas une telle faute d'ergonomie, elle est moins entraînante à mener. Elle se montre plus placide dans ses réactions, et sa direction à assistance électrique ne permet pas d'engager les virages avec autant de précision. La fermeté de sa suspension est ce qui dérange le plus, au point de rendre la voiture fatigante dès que la chaussée présente des imperfections.
Vie A bord :
Remarquées pour leur espace de vie, nos deux rivales soignent leur présentation et possèdent de nombreux rangements. Les plastiques sont de bonne facture dans la Jazz. Ceux de la 2 sont moins plaisants, surtout ceux des contre-portes. Pour le reste, la finition est bonne. La console centrale est même joliment dessinée.
La Jazz offre un volume de coffre bien supérieur (380 l contre 248 l), et elle se montre bien plus astucieuse. En un tournemain, on peut ainsi dissimuler entièrement les sièges arrière dans le plancher et obtenir une surface plane jusqu'au dossier des sièges avant.
La Mazda 2 ne peut revendiquer un tel système. Elle se contente d'une classique banquette rabattable en 2/3 1/3, mais elle se rattrape en offrant un seuil de chargement de coffre plus bas. Elle y ajoute la possibilité d'embarquer de longs objets grâce au siège du passager avant dont le dossier est pliable.
Equipement :
Pour une entrée de gamme, la Mazda 2 Harmonie affiche un équipement généreux. Quatre airbags, ABS, aide au freinage d'urgence, radio avec commandes au volant et verrouillage centralisé à distance font partie de sa dotation d'origine. Voilà qui tranche avec la Jazz S qui, pour proposer un prix d'appel attrayant, s'est délestée d'une partie de son équipement. Pas de vitres électriques, de fermeture centralisée des portes, de radio ou d'ABS. Une telle pingrerie est rare à ce niveau de gamme, d'autant qu'aucun de ces éléments n'est proposé en option ! Avec un tel déficit, la Jazz se fait doubler par la 2, qui la domine aussi en termes d'habitabilité et de sensations de conduite. La Honda possède néanmoins un style avenant, une architecture moderne et des astuces d'aménagement qui pourraient la remettre dans la course à moindres frais.






























