- DIESEL - 109 ch
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C'est nouveau ! Mazda renouvelle sa compacte, essayée ici avec le petit moteur diesel.
Difficile à cerner, la nouvelle Mazda 3 fait ba lancer le conducteur entre enthousiasme et déception. Son gabarit imposant (4,46 m) flatte le regard puisqu'il la positionne quasiment dans le segment des familiales. Mais apparaît vite une désolante évidence : la nouvelle 3 n'est grande que de l'extérieur.
Par l'empattement (2,64 m) ou le volume de coffre (340 l), elle ne fait pas mieux que des compactes de dimensions plus modestes comme la Peugeot 308 (4,28 m) ou la BMW Série 1 (4,24 m). Sa longueur, due à des boucliers proéminents prolongeant ses porte-à-faux, n'apporte rien...
Autre exemple, son design spectaculaire : calandre en forme de bouche, feux étirés, ailes avant en saillie, becquet dans le prolongement de la ligne de toit. Mais, en fait, tout cela paraît confus. Il y a trop de lignes et de courbes, quand l'élégance automobile naît souvent de la simplicité. Un principe respecté pour la planche de bord, qui ne semble vraiment pas suivre les mêmes règles : elle apparaît sobre, bien dessinée avec ses compteurs en puits, et bien agencée.
Parfait assemblage
L'habitacle est d'ailleurs un mo dèle d'ergonomie, les commandes tombant pile sous la main. Il recèle en plus une vraie trouvaille : un écran de navigation 4 pouces, de la taille d'un GPS nomade, logé juste à droite du volant au sommet de la planche de bord, presque dans l'axe des yeux du conducteur.
Un dispositif bien moins cher et mieux placé qu'un écran 10 pouces, et parfaitement lisible.
Enfin, l'assemblage des pièces et des matériaux inspire confiance, et rappelle que Mazda est l'une des marques phares en matière de fiabilité. Le ballet des sentiments contradictoires se poursuit au volant. Le petit diesel 1.6 109 ch s'avère sobre (4,5 l/100 km) et souple. De surcroît, il fait preuve de vivacité (11 s de 0 à 100 km/h), bien aidé par un poids contenu (1 335 kg).
Mais ses débordements sonores finissent par agacer. Le châssis, plus rigide que celui de l'ancienne Mazda 3, apporte un comportement routier incisif et réjouissant. Les passagers, eux, auraient souhaité des suspensions moins fermes. Enfin, la di rection est lourde, à cause d'une force de rappel trop élevée.
Bilan : La 3 souffre d'un positionnement ambigu. Selon Mazda, elle veut être une « compacte sportive », comme l'indiquent sa ligne dynamique et ses réglages de châssis. Mais cette vocation cadre mal avec une grande compacte uniquement proposée en cinq portes. Elle se retrouve ainsi presque entre deux catégories. Dommage, car elle offre un vrai plaisir de conduite, et des tarifs plutôt doux compte tenu de l'équipement complet dès la première finition.



























































