Disponible avec une seule motorisation 2 litres Diesel turbo avec injection directe, le break Mazda 626 remplit parfaitement sa mission, compte tenu d'un tarif unique de 141
900 F. Ce n'est pas le prix qui impose le respect, mais plutôt son niveau d'équipement. Il ne manque presque rien, la climatisation automatique, les quatre vitres électriques, les airbags frontaux et latéraux, le répartiteur de freinage électronique EBD, les phares antibrouillard, le filtre antipollen, sont embarqués d'office avec le traditionnel équipement commun. Etrangement, il manque la radio, que les options proposent à 1 190 F pour la version à cassettes, et à 1 690 F avec lecteur CD.
Mazda est donc resté très raisonnable, surtout que l'équipement de série inclut
l'antenne électrique. Ce rapport entre équipement et prix est l'un des atouts majeurs de ce break.
Deuxième point fort, son moteur qui lui autorise des déplacements agréables. Ce quatre-cylindres avec injection directe et seize soupapes, mais sans rampe commune, sait travailler en silence, hormis quelques vibrations gênantes au ralenti. Sur route, ses 110 ch et, surtout, une belle valeur de couple disponible à très bas régime lui permettent d'évoluer en souplesse et efficacement. Ils confèrent au break Mazda 626 une conduite reposante et, pour les performances, nous pouvons compter sur une vitesse de pointe de 185 km/h et des reprises correctes, sans faire, toutefois, des étincelles par rapport à la concurrence.
Pour le reste, ce bloc montre un appétit modéré, parfaitement dans la norme avec une consommation de 7,8 l aux 100 km qui lui permet un champ d'action de plus de 800 km avec un pied léger. A l'inverse, sa consommation est importante avec une cadence soutenue. A noter aussi une puissance fiscale de 7 CV, plus élevée que la concurrence. Le break 626 se montre confortable, les suspensions remplissent parfaitement leur rôle, non sans une certaine souplesse et quelques mouvements de caisse, auxquels nous avaient déshabitués les voitures les plus modernes. Pour sa part, la tenue de route met en confiance sans déchaîner les passions.
Question habitabilité, le break 626 dispose d'un espace suffisant pour les passagers arrière. Deux adultes s'y trouveront à l'aise, même au niveau des jambes. Mais la
troisième place ne sera que temporaire ou très inconfortable. Au rayon des surprises, le siège avant passager se replie et forme une tablette avec dossier rigide. A l'arrière, l'espace de chargement est vaste malgré des passages de roue proéminents. L'accès est facilité par une large ouverture. Mais le pare-chocs sous le seuil du hayon n'appréciera ni les empilages sans ménagement ni les stationnements au chausse-pied. A noter que la banquette arrière s'escamote par moitié et la présence d'un cache-bagages souple facile à utiliser.
Le tableau de bord ne fait pas dans l'originalité. Il ressemble trait pour trait aux productions japonaises qui ont cours depuis une bonne décennie. Vieillot, il correspond
bien à l'aspect dépassé des contre-portes en velours avec poignées chromées. Dans ce poste de pilotage, les rangements sont trop petits pour être réellement pratiques, mais la finition est soignée.
Le break Mazda 626 possède évidemment quelques défauts, mais uniquement sur des points de détails. Il ne passe pas à côté des choses importantes, comme l'équipement ou le confort. Il lui reste à séduire une clientèle qui, à ce niveau de prix, peut être tentée par une concurrence un peu plus brillante en matière de style.























