Héritier d'un modèle à propulsion lancé en 1989, le Mazda MPV (pour Multi Purpose Vehicle), qui signifie véhicule multiusage est un grand monospace de 4,775 m de long, sur un empattement de 2,84 m. Il est configuré en sept places, sur la base de sièges individuels. Il entre donc en concurrence avec les « Grand » Voyager et Espace, tandis que le nouveau Peugeot 807 et ses demi-frères Citroën et Fiat se rapprochent du gabarit des anciens grands monospaces.
Doté d'une face avant redessinée, à la mode de la dernière Mazda 6, le MPV, haut de 1,78 m présente le profil typique d'un monospace familial. Il est équipé de portes latérales arrière coulissantes et d'un vaste hayon facile à attraper mais sur lequel les plus grands se cogneront la tête à cause d'un angle d'ouverture insuffisant. L'accès à bord ne pose guère de problèmes car les sièges de seconde rangée se replient d'un seul geste grâce à la présence d'appuis-tête rabattables.
Réglables, repliables et amovibles, bien qu'un peu lourds, les sièges se montrent confortables et présentent une configuration classique à 2/3/2 places. Le MPV ne s'embarasse pas de considérations inutiles du genre sièges pivotants ou recentrables mais pour le cache-bagages, il faudra passer au rayon accessoires. Un fois installé, on dispose de toute ses aises, aussi bien en largeur qu'en hauteur, même avec le toit ouvrant optionnel.
La nouveauté majeure reste la motorisation Diesel tandis que le moteur à essence passe de 2 l à 2,3 l, et de 136 à 141 ch. 136 ch, c'est précisément la puissance du nouveau diesel à injection directe par rampe commune qui procure un couple maximal de 310 Nm à 2 000 tr/min, et 230 Nm dès 1 500 tr/min.
Equipé d'un volant avec masse d'équilibrage, d'un turbo à géométrie variable, de systèmes d'admission étagée et de nébulisation du carburant, tandis que le calculateur active trois à cinq injections par cycle, le moteur 2.0 Mazda se montre brillant. Il supporte la comparaison avec des moteurs de cylindrée supérieure, qu'il s'agisse de couple, de consommation, de bruit ou de vibrations.
Ce moteur fait oublier le poids élevé du MPV en assurant des performances satisfaisantes et une consommation modérée. Agréable et facile à conduire, même s'il accuse son âge par un roulis prononcé en virage, des mouvements de caisse divers et variés sur mauvais revêtement, une motricité facile à prendre en défaut sur sol mouillé et un niveau sonore élevé, le MPV est un véhicule familial convaincant, tenant bien son cap, peu sensible au vent et freinant bien.
Un ensemble cohérent pour un usage familial, mais qui flirte avec les 30 000 €, sans avoir la notoriété de ses concurrents.


















