Le Mazda Premacy existe depuis un an et demi maintenant. Sa silhouette agréable, toute en lignes acérées, cache une base de berline 323 : trains roulants et moteurs sont similaires. Principal atout de l'engin, un rapport prix et équipement intéressant, qui le place comme alternative face notamment aux Renault Scénic, Opel Zafira ou autre Nissan Almera Tino.
Contrairement à ces derniers, le Premacy ose une ligne inédite et
un habitacle aux sièges peu surélevés. Le centre de gravité, garant de la tenue de route, est ainsi plus bas. Ce japonais a le physique d'un monospace et l'esprit d'une berline !
Equipé depuis un an du Diesel à injection directe DiTD (sans rampe commune), le Premacy renforce aujourd'hui son offensive en proposant 10 ch de mieux (de 90 ch à 100 ch) et un couple en légère hausse (de 220 à 230 Nm). La puissance fiscale franchit le pas d'un cheval (à 7 CV). Jusque-là, tout va bien.
L'équipement, quasi inchangé, reçoit juste un nouvel appuie-tête arrière sur le siège central, permettant une meilleure rétrovision. Il est vrai que la dotation de série conserve sa richesse : deux airbags frontaux, airbags latéraux, ABS avec répartiteur EBV, direction assistée, verrouillage centralisé à télécommande, quatre vitres électriques, climatisation, système audio avec commandes au volant (ce dernier est réglable en hauteur), rétroviseurs à réglage électrique dégivrants...
Comme ses concurrents,
le Premacy offre un habitacle modulable avec sièges séparés à l'arrière. Le siège du passager avant et central arrière forment une tablette avec porte-gobelets, une fois leur dossier rabattu horizontalement. Les trois sièges arrière sont rabattables et déposables séparément grâce à un système d'ancrage. Appuie-tête et ceintures à trois points à toutes les places sont de série. En configuration à cinq places, le japonais offre tout de même 420 l utiles sous tablette, soit 10 de plus que le Renault Scénic. Avec ses 1,57 m de haut (contre 1,68 m pour le Scénic), le Premacy est le plus bas des monospaces compacts avec le Daewoo Rezzo. Cela ne l'empêche pas d'offrir une garde au toit très confortable.
La rangée de sièges arrière culmine 5 cm plus haut que ceux de l'avant, permettant aux passagers de voir la route de face. La place disponible aux genoux reste suffisante pour que les adultes voyagent confortablement. Concernant le poste de conduite, on note une bonne ergonomie générale, un dessin de tableau de bord agréable, autant en ce qui concerne les matériaux que des couleurs, en camaïeu de gris. En outre, la qualité et l'assemblage de l'habitacle sont remarquables, au moins du niveau du Renault Scénic.
Sur route, le bilan est également très positif : les trains roulants
s'acquittent bien de leur tâche, filtrant bien la plupart des irrégularités. Le roulis est étonnant de contenance, bien aidé par un centre de gravité bas pour ce type de véhicules. Le quatre-cylindres DiTD reste alerte en toutes circonstances. Agréable par ses montées en régimes franches, il permet des dépassements en toute sécurité. Ce moteur est bien servi par une boîte de vitesses bien étagée aux verrouillages précis. Le freinage est efficace. La direction assistée, asservie au régime moteur, garde un léger flou en ligne droite, ce qui ne l'empêche pas de rester précise en courbe.
Le tableau serait presque parfait s'il n'y avait pas deux ombres de taille. Le bruit assourdissant du moteur, pénible sur longs trajets. Ensuite, la consommation moyenne, qui augmente de 0,6 l aux 100 km par rapport à la version 90 ch (à 6,3 l aux 100). Au prix inchangé de 138 900 F (malgré 10 ch de plus), on dispose d'un bon choix face aux ténors de la catégorie. A bon entendeur...























