A la suite du droit de réponse de Rover France publié dans notre numéro du 11 juin, Me Renaud Bertin, avocat de l'Association des anciens concessionnaires Rover (AACR0), nous a fait parvenir le courrier suivant.
« En accord avec l'AACRO, je tiens à réagir devant les propos injurieux et diffamatoires contenus dans le droit de réponse de la société Rover France, le 11 juin 1998 ; ceux-là seront soumis à l'appréciation des autorités compétentes.
« L'irrégularité des résiliations notifiées le 12 mars 1998 par Rover France est juridiquement flagrante et il lui appartiendra de se justifier le moment venu dans le cadre d'un débat technique et contradictoire.
« En outre, contrairement aux allégations de Rover France, le groupement des concessionnaires n'a jamais donné son accord sur la nécessité économique de la restructuration et n'était nullement mandaté à cet effet, comme l'a reconnu publiquement son coprésident et président d'honneur, M. Léon Potache, lors de la réunion de l'AACRO du 12 mai dernier.
« S'agissant de l'obligation légale et d'ordre public incombant à un nouveau concessionnaire de poursuivre tous les contrats de travail des salariés de son prédécesseur dans la représentation de la même marque sur le même territoire, les jurisprudences française et européenne sont catégoriques.
« Mon confrère préfère l'injure à une réplique argumentée en droit, dont acte.
« Pour notre part, nous souhaitons seulement que la loi soit respectée dans un secteur professionnel où elle est habituellement bafouée ; nous nous y appliquons sur le terrain ; des actions sont déjà en cours. »












