Mercedes A160 CDI Blue Efficiency élégance
- Diesel - 82 ch
- Bonus de 700 €
- Disponible
- 23 050 €
Volvo C30 1.6D Drive Feeling
- Diesel - 110 ch
- Bonus de 700 €
- Disponible
- 22 850 €
Rien de plus en vogue qu'un petit logo écolo : DRIVe chez Volvo, Blue Efficiency chez Mercedes. Pour chaque constructeur, le but est le même, atteindre 700 € de bonus, mais la technique différente : la C30 allonge ses trois derniers rapports et réduit ses frottements mécaniques. La Classe A préfère s'alléger de 20 kg et optimiser sa récupération d'énergie. Mais les deux partagent ce qui suit : calculateur moteur reprogrammé, aérodynamique améliorée, pneus à faible résistance au roulement. Alors, une fois connues ces vertes innovations, reste à savoir quelle sera la plus branchée pour faire... du shopping.
Chère étoile
Chez Mercedes, l'image est de série, mais le luxe est en option. Malgré les 23 000 € réclamés, climatisation automatique, régulateur de vitesse ou capteur de pluie sont à ajouter en supplément. C'est le prix à payer pour balader son étoile en ville, ce que la Classe A fait plutôt bien : son moteur gronde un peu et les plaques d'égouts sont sèchement répercutées, mais son gabarit compact, sa position de conduite haut perchée et ses grandes surfaces vitrées facilitent les évolutions urbaines.
Tout l'inverse de la Volvo : bien plus silencieuse et confortable, la C30 souffre ici d'une commande de boîte ferme et d'une visibilité périphérique médiocre. Surtout, elle peine à recevoir les emplettes. Un couvre-bagages très peu pratique recouvre un coffre minuscule, qui fait pâle figure face aux atouts de la Classe A : grand hayon, plancher modulable (option à 180 €), bel espace à bord. Cela tombe bien, car il ne faut rien lui demander de plus...
Verte, mais pas mûre
Il ne reste qu'un point sur votre permis ? Alors, offrez-vous cette A160 CDI : avec 82 ch pour déplacer 1,3 tonne, la vitesse maximale est inférieure à 150 km/h réels, alors qu'il faut prévoir un bon kilomètre pour se lancer sur voie rapide. D'une part, c'est dangereux. D'autre part, c'est fâcheux. Car malgré le prix, il faudra admettre de se laisser doubler par les Peugeot 205 diesels...
De plus, avec une telle atonie mécanique, la consommation souffre directement, comme nous l'a prouvé notre parcours de 200 km effectué lors de cet essai, qui a alterné route et autoroute. Le résultat est imparable : en adoptant un rythme identique (coulé), la C30 a réclamé 5,1 l aux 100 km et la Classe A, 6,3 l ! Leur consommation normalisée est pourtant similaire. La raison d'un tel écart ? Lorsque la Mercedes nécessite une conduite « pied au plancher » pour maintenir péniblement 120 km/h dans les rampes d'autoroute, ou reprendre de la vitesse en sortie d'agglomération, la C30 le fait sur un filet de gaz. D'où le côté glouton de l'A160... Dommage, pour un modèle censé placer le respect de l'environnement parmi ses priorités.
Bilan. Maniable et spacieuse, la Classe A ne fait pourtant illusion qu'en ville. Pour moins cher, la petite Volvo se fait davantage remarquer dans les rues, mais pas à la pompe, et profite d'un ensemble performances, confort et silence bien plus convaincant hors des remparts de la cité.


















































