La restructuration de la gamme Mercedes va bon train. Quant ce n’est pas la présentation d’un modèle inédit, c’est l’accession à des retouches esthétiques, à de nouveaux moteurs. Voire les deux, en ce qui concerne le roadster SLK, qui arbore une ligne à peine retouchée, histoire de souligner son élégance naturelle, et une motorisation valorisante plus en adéquation avec sa robe dynamique. Exit le moteur de 2 litres et 136 ch. Version musclée de ce même quatre-cylindres apparue sur la Classe C, le bas de la gamme culmine désormais à 163 ch. Le léger SLK se ragaillardit, sa vitalité augmente, sa polyvalence se renforce.
Joueur et surprenant
Vitesse maximale de 223 km/h, accélération de 0 à 100 km/h en 8"2, sous l’emprise d’un compresseur, le quatre-cylindres de 2 litres s’exprime volontiers. Accouplé à une boîte de vitesses à six rapports, il procure non seulement des accélérations franches, mais aussi des reprises efficaces. Le couple de 230 Nm, disponible sur une large plage, y est pour beaucoup.
Le levier de vitesse en aluminium brossé qui siège, là, au milieu de la console, n’a donc d’utilité que celle de nous divertir. Avec une commande précise, un débattement court, c’est l’alibi aux accélérations poussées, aux rétrogradations forcés, bref, à la conduite sportive. D’autant que, à bas régime, lors du passage des rapports, la faible inertie de ce bloc est cause d’à-coups pas franchement agréables. Au point de préférer la boîte automatique à commande séquentielle qui gomme ce problème, mais aussi celui d’une pédale d’embrayage à la course interminable.
Avec son poids restreint et son mode de propulsion, le SLK est joueur. Les 163 ch arrivent sans problème à mettre à mal la motricité, offrant ainsi de bien belles dérobades. Même l’électronique a du mal à l’en empêcher. Le contrôle de la trajectoire et l’antipatinage, pourtant très prévoyant, un peu trop même, tant ils se déclenchent tôt sur sol sec, sont souvent pris à défaut sur le mouillé : l’arrière part en glissade avant d’être autoritairement remis dans le rang. La conduite du SLK n’est donc pas délicate, juste surprenante. L’ensemble reste tout de même très homogène, mais tend plus vers le confort au détriment de l’efficacité. Ainsi, la suspension se montre souple.
Qualité de vie
Les mouvements de caisse dans les enchaînements rapides, et les flancs hauts des pneumatiques engendrent un léger flottement dans la direction. Le train avant perd de son efficacité. Mais, en échange, le SLK dispense une polyvalence très appréciable.
Du petit trajet urbain aux longs parcours autoroutiers, en passant par les balades sur routes dégradées, ce roadster fait la part belle à la qualité de vie à bord. Même les assises des sièges, montées sur ressort, prennent soin du séant des passagers. L’habitacle est soigné ; l’ergonomie, parfaite ; et les espaces de rangements sont nombreux. Le SLK s’utilise au quotidien, qu’il pleuve ou qu’il vente. Car sa principale particularité est d’être à la fois coupé et roadster.
Grâce à son ingénieux toit rigide escamotable, il propose les joies d’un coupé emmenant confortablement deux passagers et leurs 348 litres de bagages vers des cieux ensoleillés et, d’un doigt, vingt secondes plus tard, les joies d’un cabriolet flânant en bord de mer, sac de baignade dans les 145 l du coffre restant disponibles. Une particularité qui le rend sans véritable concurrence. Et c’est peut-être pour ça que, par rapport à des roadsters à "toit mou", il est si cher.


























