Pour quelque temps encore absent du segment des fourgonnettes, Mercedes est présent sur les deux catégories supérieures des utilitaires. Les fourgons et châssis de la famille Sprinter occupent le créneau des utilitaires moyens et lourds. Le segment des petits est occupé par le Vito décliné uniquement en fourgon et sur un seul empattement. Au nombre de cinq, les moteurs offrent une large palette de choix : deux essence et trois diesels à injection directe développant respectivement 82 ch, 102 ch et 122 ch. C'est ce dernier, baptisé 112 CDi, que nous avons essayé.
Ce nouveau groupe propulseur de 2 151 cm3 remplace l'ancien moteur de 2 299 cm3. La principale particularité de ce moteur est l'adoption d'une injection directe par rampe commune. Sur le Vito 112 CDi, son potentiel est impressionnant : 122 ch de puissance maximale à 3 800 tr/min et un couple de 300 Nm sur une plage de 1 800 à 2 500 tr/min ! Des qualités théoriques qui se retrouvent au volant.
Quelles que soient les conditions de route, le Vito réagit. Ainsi à 110 km/h, véhicule chargé à 600 kg, le moteur sollicité par un petit coup d'accélérateur reprend énergiquement, et le véhicule gagne instantanément de la vitesse. Le couple important limite au minimum le maniement du levier de vitesses.
A 130 km/h sur autoroute, la consommation a atteint 9,6 l aux 100 km et sur un parcours mixte, route et ville, à 8,2 l aux 100 km. Ce qui pour un véhicule pesant environ 3,2 t lors de l'essai, avec sa charge, représente une performance assez remarquable. Et pour couronner le tout, l'autonomie, grâce au réservoir de 80 l, est comprise entre 800 et 1 000 km suivant les styles de conduite. Conséquence de ces prestations dynamiques exceptionnelles, l'entreprise en possession d'un tel l'outil devra sélectionner rigoureusement les utilisateurs d'un Vito 112 CDi.
Par ses dimensions, le Vito peut être comparé aux utilitaires dérivés de monospaces. A son lancement, le Vito n'était disponible qu'équipé d'un hayon arrière. Désormais, des portes battantes sont disponibles (685 F HT). Collant à la tendance du marché, ces portes sont entièrement tôlées et elles s'ouvrent à 180°. La porte latérale, quant à elle, ouvre généreusement sur le compartiment de charge. Avec un seuil à 45 cm du sol et deux ouvrants, l'accès à la soute est aisé. Seule la faible hauteur de toit est gênante une fois à l'intérieur.
Côté protection intérieure, hors les ouvrants, il faut aller voir au rayon des options. Mercedes propose des revêtements sur les parties latérales basses (605 F HT) et un plancher en bois avec anneaux d'arrimage (2 385 F HT).
La soute et le poste de conduite sont séparés par une cloison. Excellent élément de confort auditif, elle peut se révéler occasionnellement gênante pour le transport de marchandises de grande longueur en interdisant d'utiliser l'espace sous ou entre les sièges. L'éclairage du compartiment arrière est commandable également de la cabine. Le verrouillage centralisé à télécommande est disponible en option (2 550 F HT).
Les qualités dynamiques du Vito se révèlent à l'usage remarquables. Grâce à ses roues indépendantes, le train arrière se révèle sage et sans surprise sur les mauvais revêtements. De par ses dimensions extérieures et associé à une direction judicieusement assistée, le Vito est étonnant de maniabilité, malgré un rayon de braquage assez quelconque (6,2 m). Le Vito est doté de quatre freins à disques efficaces, mais trop progressifs.
La cabine est classiquement équipée d'un banquette à deux places. La place réservée au passager du milieu est naturellement réduite à cause de la console centrale. L'accès au siège du conducteur est très facile grâce à un emmarchement judicieusement placé et dimensionné. La position de conduite est bonne mais, comme toujours, le déplacement du siège vers l'arrière est limité. Le frein de parc a la particularité d'être commandé au pied. Son maniement nécessite un peu de pratique pour devenir naturel, mais ce choix se révèle judicieux.
Les matériaux employés dans la cabine sont, tradition Mercedes, de bonne qualité. Le tableau de bord reste original dans son design, surtout dans sa partie centrale. La cabine est entièrement garnie : aucune partie tôlée n'est apparente. La filtration des bruits moteur et arrière est maximale.
L'antidémarrage et le réglage de la portée des phares sont de série. En revanche, pour ce qui est de la sécurité, airbags et ABS sont eux en option.
Avec cette motorisation, Mercedes établit une nouvelle norme qui rapproche le monde de l'utilitaire de celui des monospaces de haut de gamme. Disons-le, il y a un réel plaisir à conduire ce véhicule ! Et même son prix reste dans les limites du raisonnable.












