- Disponible
- Moteur : diesel 1.4 de 75 ch
- Puissance fiscale : 5 CV
- Prix : 16 300 euros (one D) et 17 600 euros (pack)
Si la conception et le manque de place sous le capot de la Mini « historique » n'ont jamais permis l'installation d'une boîte à cinq rapports, la Mini moderne s'offre le luxe d'une boîte à six rapports, héritée de la Cooper. Celle-ci est couplée au seul moteur qui rentrait dans le compartiment du même nom : le 1.4 D-4D développé pour la Toyota Yaris.
Ce moteur, entièrement en aluminium, se distingue par un système d'injection directe par rampe commune avec pré-injection au bénéfice du rendement et du niveau sonore. Par rapport au moteur de la Yaris, celui de la Mini adopte une rampe commune de seconde génération qui accepte 1 600 bars de pression, un volant moteur bi-masse, un échangeur air/huile et un chauffage auxiliaire électrique.
Toutes ces mesures visent à « lisser » le fonctionnement du moteur, qu'il s'agisse d'à-coups, de vibrations ou de niveau sonore. Si la mission est accomplie dans les deux premiers domaines cités, le bruit reste
important à l'extérieur du véhicule à froid et à haut régime à l'intérieur du véhicule. Disponible dès 1 800 tr/min et vraiment offensif à partir de 2 000 tr/min, ce moteur fait preuve de bonne volonté, aussi bien en ville que sur route et autoroute.
Bien étagée, la boîte de vitesses est un régal. Croiser à 90 km/h à 2 000 tr/min et à 130 km/h à 2 800 tr/min préserve la consommation et le niveau sonore. En revanche, les reprises et les accélérations manquent de vigueur, pénalisées par le poids élevé de cette voiture. Même si les performances sont finalement très proches de celles des concurrentes équipées de motorisations de même cylindrée, on attendait mieux de la Mini qui évolue tout de même sous le blason BMW.
En regard de la modestie des prestations et de la présence d'un
antipatinage, le châssis est largement à la hauteur des performances et offre en prime un freinage exemplaire et une direction hydraulique plus « sensible » et au moins aussi agréable que le système électro-hydraulique qui équipe les versions à essence.
Très bien finie, la Mini One D justifie en partie son prix élevé par un haut niveau d'équipement et par une sophistication technique peu courante à ce niveau de gamme. Elle satisfera ceux qui roulent beaucoup, d'autant que les intervalles d'entretien passent de 15 000 km pour les modèles à essence à 25 000 km pour les Diesel. Reste que les performances ne sont pas tout à fait à la hauteur des ambitions des acheteurs et de l'image haut de gamme de cette voiture.
































