Après quatre modèles de caractère, la Colt de cinquième génération s'est retrouvée tellement loin des tendances européennes que de nombreux marchés, dont la France, ne l'ont pas importée. Mitsubishi s'est donc remis à l'ouvrage pour produire un sixième modèle plus conforme afin de rester présent sur le marché de la petite voiture.
La Colt partage 40 % de ses pièces et 60 % de ses composants avec la Smart Forfour (plate-forme, structure de carrosserie, boîtes de vitesses, moteurs, trains roulants, électronique embarquée). Si les deux produits ont donc nombre de points communs, Mitsubishi a opté pour un style conventionnel à caractère sportif avec des ajustages impeccables et un aspect tiré à quatre épingles qui contraste avec un intérieur plus décontracté.
Dans un gabarit calqué sur les standards de la catégorie, la Colt offre une remarquable habitabilité grâce à un empattement de 2,5 m (comme la Smart), une longueur de 3,87 m et une hauteur de 1,55 m, soit respectivement 12 cm et 10 cm de plus que la Smart déjà bien lotie. La Mitsubishi y ajoute une modularité arrière exemplaire avec une banquette fractionnée rabattable, repliable et amovible, dont l'assise coulisse sur 15 cm et dont les dossiers s'inclinent.
Sur route, on retrouve globalement les points forts et faibles de la Forfour (niveau sonore trop élevé, visibilité médiocre ou boîte automatique robotisée paresseuse). En revanche, la légèreté de la voiture favorise les performances, satisfaisantes dès le petit 1,1 l de 75 ch disponible en septembre. Le freinage est sans faille, et le comportement routier très neutre et accrocheur. N'appréciant guère les dos-d'âne ou les plaques d'égout et n'offrant pas de colonne de direction ajustable en profondeur, la Colt obtient juste la moyenne au chapitre confort, tandis que le niveau d'équipement et la sécurité passive se montrent à la hauteur.
Michel MEILLERAY



































































