Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors a annoncé mardi un bénéfice net de 10,3 milliards de yens (62 millions d'euros) au premier trimestre 2008-2009, contre une perte nette de 8,2 milliards un an plus tôt, malgré des ventes en légère baisse.
D'avril à juin, le bénéfice d'exploitation de Mitsubishi Motors a progressé de 65,0% sur un an, à 9,9 milliards de yens (59 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires en recul de 3,3% à 610,1 milliards (3,65 milliards d'euros).
Le constructeur a expliqué la hausse de ses profits par "des volumes de ventes plus élevés en Europe, un mix produits plus rentable dans toutes les régions" et par des réductions de coûts. "Cela a plus que compensé les effets d'un yen plus fort et d'une baisse des profits des opérations de financement aux Etats-Unis", a indiqué Mitsubishi Motors dans un communiqué. L'appréciation du yen face au dollar et aux autres monnaies a eu un impact négatif de 12,7 milliards de yens sur le résultat d'exploitation.
A l'inverse, les réductions de coûts, notamment liées à la fermeture d'une usine en Australie, ont eu un effet favorable de 9,6 milliards, tandis que l'amélioration du "mix produit" a rapporté au groupe 6,5 milliards de yens. Au cours des trois premiers mois de l'exercice, le groupe a vendu 314.000 véhicules dans le monde, soit 7% de moins qu'un an plus tôt. Les ventes ont chuté de 15% au Japon en raison, notamment, d'une baisse des ventes de 4x4 alors que les consommateurs se tournent vers des modèles moins gourmands en carburant. En Amérique du Nord, les ventes ont dégringolé de 23%.
Cependant, en Europe, les ventes ont augmenté de 14% tirées par la Russie, l'Ukraine et les pays d'Europe centrale, compensant une forte détérioration des performances en Europe de l'Ouest, selon le constructeur automobile. Le groupe a laissé inchangée sa prévision de bénéfice net pour l'ensemble de l'exercice 2008-2009, s'attendant toujours à une chute de 42,4% par rapport à 2007-2008, à vingt milliards de yens.
Mitsubishi Motors a dit prévoir "une poursuite de l'expansion des ventes dans les pays émergents et davantage de réductions de coûts au deuxième trimestre et au-delà". "Cependant, la tendance sur les marchés au Japon, en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, qui s'ajoute à des facteurs tels que la hausse des prix du pétrole brut et des matières premières rendent la situation incertaine, conduisant à des prévisions prudentes pour la période", a-t-il ajouté.












