- Disponible
- Moteur : diesel de 160 ch
- Controle de la stabilité
- Puissance fiscale : 12 CV
- Prix : 44 600 euros
Après vingt ans de carrière, huit victoires au Dakar et quatre au Championnat du monde des rallyes-raids, le Mitsubishi Pajero aspire à plus de tranquillité. Pour intégrer les rangs des 4 x 4 modernes de luxe, il se recoiffe et met son plus bel habit. La calandre est ainsi très légèrement modifiée, histoire de marquer le coup. Du cuir au toit ouvrant en verre, la finition Exceed est somptueuse. Avec ses vitres arrière fumées, ses jantes en aluminium, ses marchepieds éclairés, le Pajero fait l'élégant. Cossu, spacieux et modulable, il s'affirme en volumineux transporteur de personnes, pardon, de personnalités. Le coffre reçoit une astucieuse banquette escamotable dans le plancher qui porte la capacité d'accueil à sept places.
Cependant, pour pouvoir briller sans trop se faire remarquer dans la jungle mondaine, il faut apprendre les bonnes manières. La piste privilégiée des 4 x 4 de luxe, c'est celle de danse : un parquet lisse, un billard de bitume, où le Pajero se doit d'être confortable, bien tenu et sécurisant. Un travail délicat pour un engin avant tout créé pour franchir des montagnes. Toutefois, le Pajero se prête au jeu et fait de son mieux. Avec, en premier lieu, l'adoption d'un système gérant la motricité et la stabilité. Les puces ont donc la mainmise sur le système nerveux et les masses du Mitsubishi. Et, pour lui faire garder le cap, elles n'hésitent pas à lui couper la chique au plus vite. Le déclenchement de l'ESP anticipe grandement les pertes probables de stabilité. Si la rectification peut sembler injustifiée, il suffit de le déconnecter pour voir ce que sont près de 2 200 kg d'inertie à remettre dans le droit chemin...
Du côté du confort, le Pajero ne démérite pas. La suspension est assez souple et les flancs des pneus assez hauts pour absorber une bonne partie des chocs, le châssis long apportant la stabilité. Grâce à son moteur à quatre cylindres de 160 ch, un peu bruyant et rugueux mais très volontaire, le Pajero trace la route à vive allure. Reste que l'ensemble est vraiment typé 4 x 4. Si le confort est réel, l'efficacité est moindre. Les mouvements de caisse sont amples, la voiture prend du roulis, plonge au freinage, et la direction n'est pas d'une grande précision... En cela, le Pajero ne peut rivaliser avec un BMW X5 ou un Volkswagen Touareg. Il s'adapte un peu plus à la route mais, ne se refaisant pas, préfère l'aventure.
Rien de mieux pour animer les soirées qu'un Pajero contant ses exploits du week-end. Mitsubishi a même augmenté ses capacités d'escapade. L'électronique sert aussi à compenser, en gamme courte et sur le premier rapport, la perte du frein moteur due au patinage des roues. Un accessoire très utile pour envisager sans risque une vertigineuse descente des Champs-Elysées.























