Mitsubishi a récemment dévoilé un vaste plan de restructuration qui passe par le renouvellement des hommes et des gammes. Si l'objectif est de sortir de la monoculture Pajero, le 4 x 4 fétiche de la marque japonaise, apparu il y a vingt ans, reste la cheville ouvrière de l'opération. Parallèlement, la version compétition, au style enfin présentable, devrait permettre à la marque de mieux valoriser ses bons résultats sportifs.
Premier témoignage de ce changement, le restylage du Pajero. Ici, l'affaire est importante dans la mesure où ce véhicule va donner la tonalité des produits à venir.
Extérieurement, le Pajero 2003 arbore une nouvelle calandre au logo agrandi et chromé, des boucliers redessinés et des marchepieds latéraux éclairés. La finition GLS se distingue, elle, par ses boucliers dans le ton de la carrosserie, ses nouvelles jantes en aluminium et ses inserts chromés qui soulignent la calandre et les phares. A l'intérieur, l'écran central à affichage numérique sera en série sur toutes les versions, de même que le verrouillage centralisé englobant la serrure du hayon arrière. Les vitres électriques sont systématiquement dotées d'une fonction antipincement, et les versions à trois portes d'un couvre-bagages.
Mais le clou du spectacle se situe sous le capot, avec l'adoption de systèmes de contrôle électronique de la stabilité - ESP et ASR - que Mitsubishi appelle MASC, pour Mitsubishi active stability control, et MATC, pour Mitsubishi active traction control. Ces dispositifs, qui se généralisent sur les gammes 4 x 4 de prestige, améliorent les performances du différentiel central à glissement limité et du verrouillage de différentiel arrière dans les passages les plus difficiles au niveau de l'adhérence ou lors d'un croisement de pont. Leur action sur les freins et le moteur permet d'intervenir roue par roue et dans toutes les configurations de transmission - deux ou quatre roues motrices, vitesses longues ou courtes -, sur le bitume ou en tout terrain.
Les modifications programmées pour février 2003 valorisent une gamme qui reste plus que jamais dans la course.
Michel MEILLERAY


























