MERCEDES A 180 CDI (5 p.)
- Disponible
- Moteur : Diesel 2.0 de 109 ch
- 6 CV
- À partir de 21 600 €
LANCIA MUSA 1.9 JTD
- Disponible
- Moteur : Diesel 1.9 de 100 ch
- 6 CV
- A partir de 17 900 €
Les bras chargés de cadeaux de Noël, les jeunes femmes adeptes des petites citadines chics vont pester contre le coffre trop petit de leur voiture. Il va encore falloir jouer des coudes entre le siège bébé du petit dernier et la place du grand qui ne veut pas se serrer. L'idée de passer à une voiture plus habitable, mais pas vraiment plus longue pour conserver la maniabilité en ville, va vite ressurgir. Alors, pourquoi ne pas s'offrir un petit monospace qui ne perdrait rien de l'aspect distingué d'une citadine bourgeoise ?
Ce créneau, la Mercedes Classe A l'occupe depuis 1997. Aujourd'hui, la deuxième génération de ce modèle, apparue cet automne, doit composer avec de nouvelles rivales. Parmi elles, la Musa est la seule à jouer sur le même registre, celui du petit monospace positionné haut de gamme. Cousine de la populaire Fiat Idea, la Musa arbore les attributs qui font le charme des Lancia : le chrome, le cuir et le daim synthétique caractérisent cette finition Platino, la version la mieux équipée de la gamme. Elle profite par exemple du Skydome, ce toit en verre ouvrant qui met en valeur un intérieur avantagé par des teintes claires.
Fantaisie ou rigueur ? Quel contraste avec la Mercedes Classe A, dont l'intérieur ne cède pas un pouce de terrain à la fantaisie ! Certes, c'est au profit d'une finition rigoureuse, mais l'ensemble est moins accueillant que sur la Lancia. Idem pour l'extérieur. Là où la Musa exhibe ses jantes en aluminium et sa peinture intégrale, l'allemande se contente d'enjoliveurs en plastique et use de plastiques noirs pour les poignées de portes. Il faut dire que la Classe A est présentée ici en finition de base Classic... au prix déjà supérieur à la plus chère des Musa (20 750 € contre 19 900 €) !
La Classe A ne profite pas uniquement du halo de son étoile pour justifier un tel écart. À l'apparence, elle privilégie les arguments de la sécurité en se dotant en série de six airbags, de l'ESP et de l'aide au freinage d'urgence. La Musa ne dispose, elle, que de quatre airbags, facture son ESP 500 € et ne propose pas l'aide au freinage d'urgence.
En dépit de sa longueur inférieure (- 14 cm), la Classe A présente plus d'espace aux jambes à l'arrière et son coffre engloutira plus de bagages (435 l contre 320 l dans la Musa). La Mercedes profite là de son ingénieuse conception qui offre un excellent rapport entre habitabilité et longueur extérieure. Toutefois, la sensation d'espace est meilleure à bord de la Lancia grâce à une largeur plus généreuse et à une hauteur record.
Sur mesure. L'italienne y ajoute une véritable modularité : les sièges arrière, à l'assise coulissante et aux dossiers inclinables, s'aménagement pour les enfants, et les objets longs trouveront leur place grâce au siège passager avant pliable en deux.
La Classe A est bien plus conventionnelle avec sa banquette 2/3-1/3. Il faut en fait pointer l'option Pack Easy Vario Plus (360 €) pour obtenir plus de fonctionnalités.
Pour un usage essentiellement urbain de la Musa, le Diesel 1.3 Multijet (70 ch), couplé à la boîte robotisée DFN, sera un bon compromis. Mais le 1.9 JTD de notre modèle d'essai offre davantage de ressources pour prendre la route.
Son couple plus consistant et ses 100 ch permettent de cavaler à bon rythme sur les grands axes. Cependant, l'agrément de conduite est altéré par des prestations dynamiques limitées. La direction - très douce en manoeuvre - manque de consistance sur route, et la prise de roulis est marquée en virage. Le confort est heureusement de la partie.
Trop de bruit ! La Mercedes n'a pas de mal à surpasser l'italienne en agrément sur la route. La position de conduite plus allongée (l'assise des sièges est proche du plancher) et le volant bien vertical incitent à plus de dynamisme. Cependant, en dépit de progrès sensibles, la Classe A pèche encore en confort de roulement et son moteur est trop sonore. Sur ce dernier point, c'est une déception car le 180 CDI est un nouveau Diesel bâti avec les dernières techniques en pointe.
Sur route, l'ensemble est acceptable, d'autant que les 109 ch apportent du répondant dans toutes les phases de la conduite. Mais, en usage urbain, le grondement de la mécanique est omniprésent et les remontées de vibrations dans le pédalier et les dossiers des sièges avant semblent appartenir au passé. Ceux pour qui raffinement rime avec silence de fonctionnement se tourneront vers les versions à essence.






























































