Nissan Pathfinder 2.5 dCi BVA 7 places
- Disponible
- Moteur Diesel de 174 ch
- Surtaxe carte grise : 168 € (A partir du 1/7/2006)
- 12 CV
- A partir de 40 300 €
Hyundai Santa Fe 2.2 CRDi BVA 7 places
- Disponible
- Nouveau modèle
- Moteur Diesel de 149 ch
- Surtaxe carte grise : 40 € (A partir du 1/7/2006)
- 10 CV
- A partir de 36 700 €
Le nouveau Santa Fe prend de l'assurance, du volume et du poids. Afin de ne pas perturber l'émancipation de son petit frère Tucson, cet imposant coréen délaisse les Toyota RAV 4 et consorts pour s'aligner dans la catégorie supérieure. Avec des ambitions à la hauteur de sa taille généreuse, il se permet de défier le Nissan Pathfinder, impérial dans sa catégorie.
Dotés tous les deux d'un gabarit généreux (4,7 m), de sept places et d'une boîte automatique - dans ces vesions essayées -, ils lorgnent vers les pères de famille, souhaitant éviter les monospaces. Pour faire la différence, ils abattent chacun leurs atouts. A ma gauche, le Santa Fe revêt le costume urbain branché, à l'allure chic. A ma droite, le Pathfinder enfile la tenue du parfait baroudeur : style carré, grosses barres de toit et grandes roues. Deux approches différentes pour un objectif commun : séduire les familles nombreuses. Un Hyundai plutôt veston contre un Nissan typé treillis. L'habit ferait-il le moine ?
Mécanique
Rendant 25 ch à son adversaire, le Santa Fe part, côté performances, avec un handicap. Pourtant, il talonne de près son rival. Il faut dire qu'avec son profil d'armoire normande et ses 250 kg supplémentaires, le Nissan n'est pas aidé : ses consommations réclament près de 2 litres de plus que le coréen !
Les deux moteurs font preuve d'un agrément certain, avec un
e belle disponibilité à bas régime et des performances qui permettent de faire face à toutes les situations de route. A l'usage, la mécanique coréenne se montre un peu moins vibrante et, surtout, plus silencieuse. A ceci près qu'un bourdonnement peu agréable envahit l'habitacle à la vitesse de croisière de 130 km/h.
Leurs boîtes automatiques modernes à cinq rapports sont dotées d'un mode séquentiel. Celle du Hyundai fait preuve d'une belle douceur malgré une certaine lenteur à la rétrogradation. Bien que plus réactive, la rivale se montre plus brutale et semble constamment « mouliner » dans son convertisseur. Si vous n'en avez pas l'utilité, préférez donc la transmission manuelle.
Ces deux 4 x 4 utilisent une transmission intégrale non permanente. En condition normale, ce sont les roues avant qui tirent le Santa Fe, et les roues arrière qui poussent le Pathfinder. En cas de patinage, la puissance est automatiquement renvoyée aux quatre roues, et une fonction blocage 50-50 est actionnable pour se sortir d'un mauvais pas. Le nippon y ajoute une réduction.
Châssis
Volant en mains, les différences se révèlent immédiatement. Très à l'aise sur le bitume, le Santa Fe distille des sensations de conduite agréables. Le roulis est maîtrisé ;
le freinage apparaît correct ; la tenue de route, saine. Son agilité étonne, même grâce à un train arrière qui accompagne le mouvement.
Le Pathfinder est parfaitement en accord avec son physique de baroudeur. Direction plus lourde, mouvements de caisse amples et démarche parfois chaloupée : pas de doutes, nous sommes bien à bord d'un « vrai » 4 x 4... Le confort de suspension est à ce titre inférieur à celui du Santa Fe.
A l'inverse, si ce dernier est capable de belles escapades sur les chemins, il ne pourra pas se permettre de suivre le Pathfinder sur les zones cabossées à cause d'une garde au sol moindre et d'angles de franchissement inadaptés. Surtout, avec sa réduction, le Nissan est le roi des zones trialisantes.
Vie à bord
A l'intérieur, le Santa Fe joue le grand luxe : sièges en cuir, console centrale généreuse et assemblages sérieux. Seuls quelques plastiques durs persistent, et le faux bois reste discutable. Sur le Pathfinder, l'ambiance fleure bon l'aventure, mais la qualité de certains
matériaux gâche un peu le tableau. Dans les deux, l'ergonomie est convenable, même si le Nissan ne dispose pas d'un volant réglable en profondeur.
Dans cette configuration à sept places, le Santa Fe propose de confortables places sur la rangée du milieu et d'autres d'appoint très correctes pour des enfants tout à l'arrière. Si le chargement est votre priorité, les deux rangées s'escamotent dans le plancher en un tournemain, laissant apparaître un plan de charge plat.
Le Pathfinder offre des places de deuxième rangée moins confortables : l'assise trop proche du plancher oblige à se recroqueviller. Ce n'est guère mieux tout à l'arrière, où seuls de très jeunes enfants seront à l'aise. Impossible, en effet, d'y installer correctement ses jambes. Question modularité, le Nissan range sa troisième rangée sous le plancher, et ses trois sièges arrière du milieu se plient dans un mouvement plus fastidieux que dans le Santa Fe.
Budget
Pour accéder à l'option des sept places avec le coréen, il faut viser la finition Pack Luxe. A 36 700 € l'ensemble, cela commence à compter lorsque l'on arbore un écusson Hyundai sur sa calandre. Pourtant, il faut débourser 3 600 € supplémentaires pour le Pathfinder Confort, à l'équipement moins luxueux mais plus moderne (voir tableau).
Au-delà de son prix, le Pathfinder est aussi pénalisé par son coût d'usage : consommations plus élevées et budget assurance supérieur. En revanche, ses entretiens plus espacés, son image de marque et sa revente plus aisée jouent en sa faveur.














































