- Nissan : disponible
Moteur : 120 ch
7 CV
Prix : 23 750 ¤ - Renault : disponible
Moteur : 120 ch
7 CV
Prix : 24 800 ¤
A sa sortie, au début de 2001, la Laguna a surpris le public en présentant des équipements aussi innovants que la carte de démarrage à accès mains libres ou le système de surveillance de la pression des pneus. Mais la Laguna, c'était aussi une gamme complète de motorisations Diesel - qui représente 85 % des commandes - tournant autour de la même base. Un 1.9 dCi décliné en trois puissances (100, 110 et 120 ch) qui aujourd'hui, politique de groupe oblige, est confié à Nissan dans sa version la plus puissante pour la Primera. Dessinée par un Suisse, Stéphane Schwarz, construite dans l'usine britannique de Sunderland, cette berline à la personnalité affirmée confirme sa vocation européenne. Deux rivales du même groupe sont prêtes pour une confrontation, la française profitant de sa notoriété établie, la japonaise jouant de son originalité.
Mécanique Sous le capot de ces deux familiales se trouve donc un
point commun : le 1.9 dCi 120. Ce quatre-cylindres à injection directe et à rampe commune développe un couple de 270 Nm obtenu à 2 000 tr/min. De quoi offrir de bonnes performances à ces berlines de près de 1,4 t. A ce chapitre, la Laguna conserve une minuscule avance en vitesse de pointe (200 km/h, contre 195) et en accélération de 0 à 100 km/h (10"7 contre 10"8), des chiffres dans l'ensemble, tout à fait convaincants.
Question consommation, tout se joue également à très peu de chose. Avec une moyenne mixte normalisée s'établissant à 5,5 l aux 100 km, la française prend encore le pas sur la japonaise (5,7 l aux 100 km). La boîte à six vitesses permet de maintenir de bonnes moyennes sur autoroute avec un régime moteur contenu.
Si les différences sont insignifiantes en termes de performances et de consommation, les sensations de conduite sont plus éloignées.
Sous le capot de la Nissan, le dCi se fait nettement plus discret que sous celui de la Renault, victime d'une isolation phonique moins soignée. Le dynamisme que procure son couple important offre un bon agrément de conduite dans les deux cas, mais le bruit typé Diesel que l'on retrouve dans l'habitacle de la française déçoit.
Chassis Sur le plan du comportement routier, la Laguna reprend nettement l'avantage. Une direction plus précise, des placements plus vifs, une tenue de cap plus sereine, lui donnent sans conteste l'avantage face à une Primera qui semble plus lourde, plus floue.
En ce qui concerne l'efficacité, cependant, les deux rivales affichent une grande sérénité. Mais attention, en cas d'excès d'optimisme, l'ESP avec contrôle de sous-virage de la Laguna veille. Cet équipement ne fait pas partie de la liste des équipements de la Primera à ce niveau de gamme, une lacune étonnante.
La japonaise se rattrape sur le plan du confort. Outre une isolation mieux étudiée, elle bénéficie de suspensions à l'amortissement plus souple. De plus, ses selleries plus fermes, mais sans excès, procurent un meilleur confort pour le dos des passagers que les sièges de la Renault qui se révèlent trop inconsistants.
Vie A bord La planche de bord de la japonaise présente un agencement
digne d'un monospace. La totalité de l'instrumentation et les commandes sont rassemblées dans sa partie centrale. Sous les trois compteurs ronds, prend place un écran en couleurs (disponible dès la finition Acenta) qui regroupe l'affichage de la carte en trois dimensions du système de navigation GPS Birdview DVD (peu lisible), les commandes de la climatisation, de la radio, du téléphone, et aussi l'affichage de la vue arrière, donnée par la caméra intégrée au hayon lors de l'enclenchement de la marche arrière. Cependant, lors de manoeuvres, se retourner pour vérifier si l'espace est parfaitement dégagé reste indispensable.
Les commandes du système d'affichage nommé N-Form manquent de clarté, et leur ergonomie pèche par leur position trop horizontale. De qualité disparate, les matériaux donnent généralement l'impression d'être dénués de raffinement.
A bord de la Laguna, la qualité perçue est sensiblement différente avec le niveau de finition. Malgré les récents efforts du constructeur français (le revêtement de la planche de bord a été changé au début de l'année), l'élégance fait cruellement défaut à bord de la Laguna Expression, qui apparaît moins cossue que la Primera Acenta. Ses plastiques sont gris et ternes, et le revêtement de ses sièges est bien ordinaire. Côté habitabilité, ces deux familiales offrent des prestations proches. La position de conduite de la française se révèle plus agréable, et son accoudoir central, contrairement à celui de la Nissan, est réellement utilisable.
Équipement Renault a privilégié les équipements de sécurité par rapport aux éléments de confort. Ainsi trouve-t-on en série dans ce niveau de finition Expression, l'ABS, six airbags, les antibrouillards, l'ESP, l'antipatinage et la surveillance de la pression des pneus. Ces trois derniers éléments sont aux abonnés absents dans la Nissan.
La japonaise peut se targuer d'offrir en série les essuie-glaces à détecteur de pluie et le rétroviseur électrochrome, ou argumenter avec ses jantes en alliage de 16 pouces, son support de téléphone mobile intégré, ou sa radio CD à six haut-parleurs (quatre dans la Renault). Surenchère de la Laguna pour justifier son surcoût, on y trouve aussi en série la condamnation automatique des portes en roulant, le pare-brise athermique, les rideaux pare-soleil latéraux arrière et la climatisation automatique avec séparation droite gauche.




















































































































































































