Une face souriante, un arrière modernisé, une planche de bord redessinée, le Kia Carens est aussi fringant qu'un jeune joueur. Mais sa ligne - peu dynamique - trahit son âge. En Corée, son pays de naissance, il roule déjà depuis quatre ans. La planche de bord est attrayante, même si elle manque de rangements. Le plastique est de qualité moyenne, mais la finition est bonne. L'habitacle est spacieux, notamment à l'arrière. Le seuil de coffre, trop haut, rend mal aisé le chargement des bagages. La faible hauteur sous l'enrouleur diminue d'autant la capacité du coffre. En rabattant un élément de la banquette arrière, on gagne toutefois du volume. Les trois sièges arrière indépendants et déposables sont un avantage indéniable.
Sous le capot, le Carens est équipé d'un Diesel 2.0 à injection directe par rampe commune. Sa puissance culmine à 112 ch à 4 000 tr/min pour un couple de 250 Nm à 2 000 tr/min. Les relances à bas régime s'opèrent sans souci, malgré sa tonne et demie. Cependant, le 2.0 CRDI peine à la tâche et devient franchement bruyant au-delà de 3 000 tr/min. Finalement, avec un véhicule d'essai pas encore rodé, on se retrouve avec des performances des plus banales.
Le comportement routier, de type monospace, souffre d'une prise de roulis marquée. D'un bon équilibre général, le Carens est serein dans les virages. Toutefois, la suspension n'est pas suffisante et le confort s'en ressent. Face à ses principaux rivaux européens, le Carens CRDI sera proposé, dès juillet, à un tarif compétitif (18 990 #euro;). La finition EX Major offre en prime un niveau d'équipement généreux et une allure plutôt séduisante (jantes en alliage, phares antibrouillard et barres de toit). Surtout, la carrure athlétique du Carens - tout de même 4,49 m de long - surpasse les Citroën Picasso et Opel Zafira, les plus grands des monospaces compacts du marché.




































