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Diesel
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75 ch
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Bonus de 700 euros
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Lancement fin avril
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14 100 euros
C'est nouveau : toujours en collaboration avec Suzuki, la boîte à chaussures se transforme en bonbonnière.
De plus en plus fréquentes, les collaborations entre marques permettent aux constructeurs de compléter rapidement et économiquement leurs gammes... que ce soit avec des motorisations où des modèles complets, qu'ils mettraient autrement des mois à concevoir au prix d'investissements démesurés voire impossibles.
Pour figurer sur le secteur des microspaces, Opel poursuit le partenariat engagé avec Suzuki en 2000 pour distribuer le Wagon R+ sous le nom d'Agila. On retrouve donc la nouvelle Suzuki Splash sous la bannière Opel, ornée d'une calandre maison tandis que
la forme générale et certains détails, comme la forme du hayon ou la position haute des feux arrière, ne sont pas sans rappeler un air de famille... Opel !
Bien chez soi
Des portes ouvrant largement et des sièges implantés en hauteur facilitent grandement l'accès à bord pour découvrir un habitacle spacieux et lumineux. Si les matériaux ne respirent pas la richesse, le dessin est élégant et discret, les ajustements sont soignés et l'attention est détournée vers l'abondance des rangements. Un grand tachymètre bien lisible trône derrière le volant et le compte-tours est planté sur le dessus de la planche de bord, façon Smart.
Compte tenu de la hauteur de la voiture (1,59 m), l'espace est généreux à toutes les places, y compris à l'arrière. En revanche, le coffre manque de profondeur et de volume en configuration à cinq places. Grâce à la présence d'un fond de coffre, on a droit à un plancher plat lorsque l'on rabat les sièges arrière, une opération facile qui se pratique d'une main. L'espace en dessous est occupé par un bac compartimenté, bien pratique.
Sous le capot, on retrouve une vieille connaissance : un moteur diesel d'origine Fiat, adopté par General Motors lors d'une éphémère collaboration entre les deux constructeurs. Fort en couple dès les bas régimes, ce petit moteur assure une vitesse de croisière et des reprises de bon niveau, qui permettent d'affronter la route et l'autoroute en toute quiétude.
Vive et sobre
Là, vous consommerez un minimum de carburant en limitant au plus bas les émissions de CO2, sans compter le bonus écologique de 700 € encaissé lors de l'achat du véhicule. En ville, la consommation quitte le clan des 5 litres aux 100 km pour rejoindre celui des 6 litres mais la compacité de la voiture est un gage de maniabilité. En l'absence de régulateur de vitesse, il faut se fier aux indications du tachymètre, inspiré de la Mini mais heureusement bien plus lisible.
Si le volant ne se règle pas en profondeur, il s'ajuste en hauteur, tout comme le siège et on trouve ainsi rapidement une bonne position de conduite.
Implanté en position haute, le levier de vitesse tombe naturellement sous la main. On découvre alors les avantages d'une petite voiture conçue sur la base technique de la catégorie supérieure. En termes de filtration des bruits et des vibrations, l'Agila est très reposante et il faut pousser les moteurs (la remarque vaut pour les moteurs à essence d'origine Suzuki) pour être incommodé par le bruit du moteur.
Équilibrée, accrochée à la route en virage et peu sensible au vent latéral, l'Agila fait rapidement oublier le comportement approximatif de la boîte à chaussures qu'elle remplace.
L'Agila offre également un freinage très mordant tandis que la direction électrique demande quelques kilomètres de prise en main... le temps de s'habituer à l'inertie ressentie autour du point milieu.
Bilan
L'Agila est plus une citadine surélevée qu'un monospace, mais son ADN de gamme moyenne lui assure des prestations de bon niveau en termes d'habitabilité, de sécurité et d'agrément de conduite.
Le prix est en rapport.
























