Opel Antara
- En concession en janvier 2007
- Trois motorisations : 2.4 de 141 ch, 3.2 V6 de 224 ch et 2.0 TD de 150 ch
- Prix : à partir de 26 000 € (estimation)
L'occasion était bien choisie. C'est dans le cadre de l'inauguration de son nouveau centre de design à Rüsselsheim, en Allemagne, que le constructeur a dévoilé son futur SUV. Baptisé Antara, en référence au concept car Antara GTC présenté au Salon de Francfort en 2005, ce 4 x 4 de loisirs prend la succession de feu le Frontera, plus de deux ans après sa mise à la retraite. Cette absence sur un segment en plein essor peut passer pour une erreur stratégique. En fait, aux prises avec des difficultés financières, le constructeur a dû faire des choix. Entre remplacer le Frontera ou l'Astra, le calcul a été simple, comme le rappelle Alain Veisser, directeur commercial pour l'Europe.
Ambitions mesurées.
Ce retour se fera avec une certaine prudence, puisque Opel compte écouler dans le monde de 40 000 à 45 000 Antara par an. Si le constructeur peut se consoler d'être le premier généraliste européen à investir ce marché, la concurrence asiatique est redoutable avec le
Toyota RAV 4, puis le Honda CR-V et le Nissan X-Trail qui passeront le témoin à une nouvelle génération dès l'an prochain. 2007 marquera aussi l'arrivée du Citroën C7, du Peugeot 4007 et du Renault Koléos. Par conséquent, l'Antara arrive en terrain miné, et devra compter aussi sur son cousin, le Chevrolet Captiva.
Belle gueule !
Par son look sportif et sa forte personnalité, on comprend d'emblée que l'Antara n'a plus rien à voir avec le Frontera. D'ailleurs, il revendique plus le statut d'un Crossover (hybride entre un gros break et un 4 x 4) que celui d'un SUV familial. Le style flatte l'oeil, l'habitacle est spacieux pour quatre adultes. Le volume du coffre s'annonce moyen (environ 400 litres). Côté modularité, c'est le minimum syndical : une simple banquette arrière rabattable avec des dossiers inclinables. Point de sièges coulissants... Pour cela, il y a le Zafira.
Taillé pour la route.
Développé sur une évolution de la plate-forme du Saturn Vue, l'Antara n'est pas bâti pour grimper aux arbres. Sa transmission intégrale fait appel à un différentiel central électro-hydraulique qui répartit le couple vers l'arrière, mais qui ne propose pas de blocage 50-50. Sous le capot logeront, en essence, un 2.4 de 141 ch et un 3.2 V6 de 224 ch. Au rayon Diesel, une motorisation italienne peut en cacher une autre. En effet, il ne s'agira pas du 1.9 CDTI, d'origine Alfa Romeo, mais du 2.0 de 150 ch avec filtre à particules, développé par VM Motori et fabriqué chez GM DAT en Corée. C'est d'ailleurs au Pays du matin calme que l'A
ntara sera produit, au côté du Chevrolet Captiva. Cette mécanique Diesel sera disponible avec une transmission manuelle à cinq vitesses ou avec la boîte automatique séquentielle comme le 3.2 V6.
Positionnement haut de gamme.
A l'inverse du Chevrolet Captiva, l'Antara revendique un statut plus luxueux puisque ses tarifs en Allemagne débuteront à 26 850 € en 2.4 à essence. Ce qui laisse penser que la version diesel frisera les 30 000 €, soit le prix du Toyota RAV 4. Si une déclinaison à trois portes est totalement exclue, faute de marché, une version à deux roues motrices pourrait enrichir le catalogue par la suite. Enfin, Opel a confirmé que l'Antara ne resterait pas orphelin dans la gamme des 4 x 4. Un véhicule plus compact à quatre portes pourrait compléter l'offre.



















































