- Disponible début avril
- Carrosserie à 5 portes
- Moteurs à essence : 1.4, 1.6 et 1.8, et Diesel 1.7
- PRIX : De 14 450 à 21 100 ¤
Hormis les modèles de niche où les stylistes d'Opel disposaient d'une grande liberté (Opel GT, Tigra, et autres Calibra et Speedster), les voitures de grande série, et tout spécialement celles de la catégorie moyenne, n'ont guère brillé par leur prestance. Le constructeur a visiblement décidé de changer d'attitude, et le style n'est pas le seul domaine à amorcer une volte-face spectaculaire. Le comportement routier et les motorisations Diesel sont les autres plats de résistance au menu de la nouvelle Opel.
L'Astra version 2004 arbore un style très travaillé, presque tarabiscoté, sur la base de lignes tendues et globalement agressives. Cette agressivité saute aux yeux dès l'avant du véhicule avec un capot en V au bombé prometteur se terminant par une calandre à deux étages très à la mode. Les projecteurs effilés soulignent l'acuité du regard tandis que les arches de roue en relief, les flancs lisses et les épaules bien marquées posent la voiture au sol et procurent un sentiment de sécurité. Seul inconvénient, la hauteur des vitrages est réduite d'autant, ce qui se traduit par une sensation d'enfermement et par une visibilité médiocre sous tous les angles. L'ensemble est souligné de chromes (Elegance et Cosmo) un peu vulgaires qui font penser à l'ensemble gourmette et chevalière de certains bipèdes.
Qui dit changement de génération dit augmentation de gabarit et de poids. 
Sur un empattement allongé de 1 centimètre, la nouvelle Opel Astra est plus longue de 139 mm, plus large de 44 mm et plus haute de 35 mm. Ses dimensions (4,25 x 1,75 x 1,46) se situent dans la moyenne de la catégorie et dans les pas de la Peugeot 307, de la Renault Mégane ou de la Volkswagen Golf. Il en résulte une habitabilité très convenable, doublée d'un coffre d'une capacité modulable entre 380 l et 1 300 l. Seule fausse note : si les dossiers de la banquette arrière se rabattent en configuration 2/3 1/3, l'assise monobloc est fixe. Cette modularité limitée est d'autant plus décevante qu'Opel nous avait habitués au meilleur dans ce domaine avec, par exemple, le dossier du siège avant passager rabattable vers l'avant, ou les sièges escamotables de troisième rangée sur le Zafira. Quant au poids, Opel est comme les autres et ne maîtrise pas la dérive, aveuglé par le souci d'enrichir le niveau d'équipement. Alors que les modèles de base de l'ancienne génération pèsent 1 100 kg, les nouveaux tournent autour de 1 250 kg, des valeurs inférieures à celles de ses concurrentes.
Pour donner vie à ces nouveautés de taille, le constructeur sort une panoplie de moteurs performants. On peut faire confiance à la marque pour les motorisations à essence traditionnellement efficaces et sobres. C'est le cas du modèle 1,6 l de 105 ch que nous avons conduit, mais le poids se fait bien sentir dans les accélérations (de 0 à 100 km/h en 12"3) et dans la vitesse de pointe (185 km/h), des valeurs en régression par rapport à l'ancienne version 1,6 l de 101 ch. Notre modèle équipé de la boîte de vitesses robotisée Easytronic révèle un agrément de conduite au-dessus de la moyenne à condition de ne pas utiliser les commandes au volant fort peu pratiques. Le mieux est de rester en mode automatique et de n'utiliser le manuel que pour imposer un rapport, par exemple en montagne.
Nouveau chez Opel, le Diesel à injection directe par rampe commune permet à cette dernière génération d'Astra de rivaliser avec ses meilleures concurrentes. Le moteur 1.7 CDTI de 100 ch qui présente un couple maximal de 245 Nm à 2 300 tr/min procure le même niveau de performance que la version de 1,6 l à essence évoquée ci-dessus avec un agrément de conduite supérieur et une consommation minimale. Toutefois, une cinquième un peu longue pénalise les relances sur route et, à 90 km/h, après un léger ralentissement, il faudra le plus souvent reprendre la quatrième pour relancer normalement la voiture.
En fin d'année, un moteur Diesel 1.9 CDTI de 150 ch couplé à une boîte de vitesses à six rapports viendra combler les plus exigeants.
Dotée de sièges bien dessinés, silencieuse tant qu'on ne cherche pas à monter les régimes du
moteur à leur maximum, l'Opel Astra se montre confortable et peu fatigante à conduire. Des suspensions bien guidées et bien amorties assurent un comportement routier remarquable d'équilibre et de progressivité que l'on saura apprécier sur la route.
A partir du second niveau d'équipement (Enjoy) et au-dessus de 100 ch, les Opel Astra de 2004 bénéficient du contrôle électronique de stabilité ESP en série. Cet équipement s'ajoute à l'ABS avec aide au freinage d'urgence, aux six airbags et au pédalier rétractable en cas de choc frontal pour former un ensemble de sécurité aussi complet qu'inédit à ce niveau de gamme.
L'inédit est d'ailleurs un des points forts de cette nouvelle génération Astra. Eclairage directionnel adaptatif, contrôle de la pression des pneus, système de montée rapide en température de l'habitacle ou nouvelle suspension à amortissement piloté et système antirecul d'aide au démarrage en côte sont autant de nouvelles propositions à ce niveau de gamme.
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