Les constructeurs, malgré les contrôles de qualité menés au sein des usines, restent à la merci des équipementiers, lesquels peuvent leur envoyer des pièces non conformes aux exigences du cahier des charges initial. Et si les services techniques s'aperçoivent souvent d'un problème suffisamment tôt pour pouvoir le traiter avant que les voitures ne quittent les chaînes, certaines sont parfois déjà livrées aux concessionnaires, voire aux clients. C'est ce qui se passe aujourd'hui pour les Opel Corsa et Meriva 1.3 CDTI.
Sur une tranche de production de 3 626 modèles, fabriqués entre février et avril, le constructeur s'est aperçu que le joint de culasse était peut-être trop fin, ce qui pourrait causer des surchauffes et/ou une fuite du liquide de refroidissement. Il a donc été décidé de le remplacer, en commençant par rapatrier les exemplaires déjà aux mains des clients. Mais les kits de réparation n'arrivant qu'au compte-gouttes, et l'opération de remise à niveau étant relativement lourde, l'opération globale demande du temps. Conséquence : les voitures restées sur parc, à l'usine, ont été bloquées plusieurs semaines, occasionnant des retards de livraison. Résultat : certains clients ayant commandé leur Corsa ou leur Meriva en début d'année ne seront pas livrés avant la fin du mois de mai, voire début juin, période à laquelle Opel promet avoir fini de corriger l'ensemble des voitures.
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