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Où s'arrêtera la chute du diesel ?

Le diesel continue se chute et passe en dessous des 40 % des ventes en mars et avril 2018
Le diesel continue se chute et passe en dessous des 40 % des ventes en mars et avril 2018

La part des ventes de diesel en France a atteint la barre symbolique des 40 % au cumul des quatre premiers mois de l'année 2018. Un repli historique qui ne semble pas prêt de s'arrêter

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données compilées par AAA Data pour le CCFA (comité français des constructeurs automobiles), la part des motorisations diesel en France est passée sous le seuil des 40% en mars et avril 2018 avec respectivement : 39,83% en mars et 39,97% en avril. Depuis le début de l’année, la part du diesel s’établit à 40% alors qu’elle était, rappelons-le, de 72,4% en 2011 !

La VW Jetta TDI est la voiture par laquelle le scandale du dieselgate est arrivé

Cette dégringolade s’explique de multiples façons. Tout d’abord, le dieselgate a semé le trouble dans l’esprit des acheteurs depuis 2015. Ensuite, le spectre des restrictions, voire des interdictions de circulation, dans de nombreuses villes de France ou d’Europe inquiète de nombreux utilisateurs. Parallèlement, le rééquilibrage progressif du prix des carburants avec, en perspective, un gazole plus cher que le SP95 à l’horizon 2022, ou encore les craintes sur la revente, liées à l’offre surabondante de modèles diesels en occasion, font craindre pour la rentabilité économique de ce type de motorisation. Enfin, l'annonce d’un contrôle technique encore durci en 2019, en particulier en matière d’émissions polluantes, met en exergue un coût d’entretien en constante augmentation ou, du moins, la nécessité d’un entretien plus régulier et rigoureux.

La dégringolade du diesel paraît inexorable

Les manœuvres des constructeurs et équipementiers sont nombreuses pour tenter d’enrayer la chute. Les premiers ont essayé de nous faire croire que la baisse des ventes de diesels, et en corollaire l’augmentation des ventes des modèles essence, était responsable de l’augmentation des émissions de CO2 en 2017. C’est faux !

De son côté, Bosch, premier fabricant mondial de systèmes d’injection diesel, a présenté une évolution d’un système de dépollution qui permet de répondre aux futures normes de 2020. Cependant, son efficacité n’est pas aussi totale que l’équipementier allemand le prétend et ce «nouveau» dispositif arrive surtout un peu tard pour inverser la tendance.

« Nous ne sommes pas des diésélistes à vie »

Carlos Tavares

La poursuite de la chute semble d’autant plus inexorable que Nissan vient d’annoncer, à son tour, l’abandon progressif du diesel en Europe. Et si Renault, autre pilier de l’Alliance, suivait la même voie ? C’est déjà ce qu’a fait Toyota dont les hybrides essence représentent aujourd’hui deux tiers des ventes.

Bientôt la fin des BlueHDI de PSA ?

En ce qui concerne PSA, Carlos Tavares, président du directoire du groupe, nous avait confié, lors du lancement du 3008 : « nous ne sommes pas des diésélistes à vie ». En interprétant cette phrase, on peut imaginer que le récent 1,5 l BlueHDi pourrait bien être le dernier opus diesel dans la catégorie moyenne et inférieure.

Les hybrides rechargeables vont précipiter la chute du diesel

L'étude "Value Chain 2025" de Deloitte montre l'évolution prévisible des ventes de véhicules "électrifiés" jusqu'en 2030

La disponibilité d’offres alternatives va aussi peser lourd sur les ventes de diesel à l’avenir. Or, si l’on en croit l’étude européenne « Value Chain 2025 » du cabinet Deloitte, les moteurs 100 % thermiques ne devraient plus représenter que 54 % des ventes en 2030. Comme le précise Guillaume Crunelle, responsable de l’industrie automobile chez Deloitte : « même si la part du diesel reste au niveau actuel dans ce mix, ce qui est peu probable, cela ne représente jamais que 20 % du volume total des ventes ! ».

Le diesel n’est donc pas mort mais « il va retrouver sa place naturelle sur le marché français, c’est-à-dire aux alentours de 30 % des ventes au tournant de 2020 », comme l’analyse François Roudier, directeur de la communication du CCFA.

Sa part devrait donc continuer à décroître cette année et les années suivantes. D’ailleurs, mercredi 9 mai, dans l’émission Bourdin Direct sur RMC, 55 % des auditeurs ont répondu NON à la question : « seriez-vous prêts à reprendre un diesel ? ». Un signe !

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Commentaires
Voir tous les commentaires (24)
Tiger33

bonsoir N'importe quoi ca denote l'etat d'esprit au moins 1 litre de difference.. meme pas a c'est vrai .. mr doit rouler a des vitesses prohibees pour avoir une telle difference de conso intelligent on vous retrouve comme bcp dautres .. dans la partie droit penal pour pleurer que enfin ils ont ete atttrapes.. tiger

ClaR7YK768

normal les essences ont plus de malus car elles rejettent plus de CO2 meme si le gasoil coute le meme prix que l'essence vu les ecarts de consommation les diesels seront toujours sur la file de gauche des autoroutes et les essences sagement a droite 20 a 30 km/h moins vite. ?

Bruno du 13

Gluck, t'as toujours pas compris qu'il y avait d'autres carburants que le diesel et l'essence?

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