Lancée en septembre 2001, la Peugeot 307 a étrenné un système d'embrayage qui était censé, grâce à son double volant moteur, améliorer le confort de conduite en assouplissant le passage des vitesses. Seulement voilà : l'un des trois fournisseurs de ce type de pièce a manqué son coup lors du développement. Résultat, la pièce n'était pas fiable et le mécanisme d'embrayage pouvait flancher, et ce parfois dès 50 000 km.
Dans l'attente d'une solution technique durable, Peugeot a d'abord instauré une politique de participation commerciale, laquelle prévoyait une prise en charge totale des réparations pour les voitures de moins de cinq ans ou affichant 150 000 km. Malheureusement, aucune dégressivité n'avait été mise en place et de nombreux clients dont la voiture sortait, même légèrement, de ces deux critères couperets, se sont trouvés dans l'obligation d'assumer seuls les frais de remise en état de leur monture, qui s'établissaient en général aux alentours de 1 000 €.
Une solution durable
Satisfaire le client, et à un coût raisonnable : tel était le challenge des services techniques de la marque. Aujourd'hui, et bien que tous les fournisseurs sachent maintenant faire des volants bi-masse fiables dans le temps, Peugeot propose une solution technique qui passe par l'utilisation d'un volant moteur traditionnel, plus simple de conception et qui fait l'impasse sur les bienfaits d'un modèle bi-masse en termes de confort.
Mais le prix de celui-ci est davantage en adéquation avec la valeur résiduelle des modèles les plus anciens. Toutefois, souligne Peugeot, « il ne s'agit pas d'une pièce prise sur une étagère, mais d'un produit qui a fait l'objet d'un développement spécifique, et qui représente la meilleure équation possible entre fiabilité, agrément d'utilisation et coût de remplacement ».
Pour accompagner cette mesure technique, la marque a mis en place une grille de participation multiprofil, avec un coût final ne pouvant excéder 650 €. Souhaitons que cette ultime évolution ne générera pas d'autres défauts.
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