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Peugeot 308 1.6 VTi 16v Premium 5 p.
- Essence
- 120 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible à partir de 20 700 euros
Fiat Bravo 1.4 T-Jet élégance
- Essence
- 120 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible à partir de 19 950 euros
Persécutés par le dispositif de bonus-malus indexé sur les émissions de CO2, pourchassés par les diesels, les moteurs à essence ont le moral en berne : ils ne représentent plus qu'un gros quart des ventes en France.
Pour survivre, l'espèce évolue, comme le montre le 1.4 T-Jet de 120 ch désormais monté dans la Fiat Bravo. Avec son turbo, ce bloc doit aider à faire face à l'inflation du poids des véhicules, tout en modérant son appétit et en se réconciliant avec les conducteurs habitués au couple généreux des moteurs diesels. Mais que vaut cette nouvelle Bravo essence face à la Peugeot 308 1.6 VTi 16V, dotée d'un bloc atmosphérique dernier cri étudié avec BMW ?
À conduire
Ces petits moteurs turbo ont de l'avenir ! En effet, malgré seulement 1 368 cm3, le 1.4 T-Jet affiche une courbe de couple à faire pâlir d'envie un bon gros 2-litres à essence. Il affiche du coup une étonnante élasticité, et incite à rouler sur le couple. Ce qui est bénéfique à la quiétude de conduite, au niveau sonore, ainsi qu'aux consommations qui restent contenues, notamment grâce à un étagement de la boîte copieusement rallongé (une boîte cinq suffirait d'ailleurs amplement...).
En face, la 308 doit batailler ferme pour rester au contact de la Bravo. Moins coupleux et plus pointu, son 1,6-litre atmosphérique impose de fréquentes rétrogradations pour conserver le tempo. La Peugeot pèse pourtant 50 kg de moins, mais rien n'y fait : elle met deux secondes et demie de plus que la Fiat pour accélérer de 0 à 100 km/h !
Heureusement, la Peugeot ne se montre pas trop gourmande... à condition d'adopter une conduite coulée et de ne pas chercher à suivre de trop près la vigoureuse Bravo. Son moteur ne manque pas de bonne volonté et émet une sonorité plus gracieuse que celle, un peu rustique, du 1,4-litre italien. Mais, dans cette lourde berline, il donne l'impression d'étouffer.
La Peugeot tient cependant une petite revanche côté tenue de route, son châssis affichant une efficacité assez ahurissante. Avec sa direction précise et son amortissement efficace, la 308 est une dévoreuse de départementales. Tout juste pourra-t-on lui reprocher des suspensions fermes à basse vitesse ainsi qu'une direction un peu dure en ville.
Dans l'absolu, la Fiat ne démérite pas. Mais ses suspensions trépidantes dégradent le confort, tandis que sa direction électrique filtre un peu trop les sensations. L'italienne se venge en milieu urbain, où sa direction très douce (avec mode City) et son rayon de braquage réduit la rendent très maniable.



















































































