- Peugeot : moteur 2.0 HDi de 136 ch
25 300 ¤
- Opel : moteur 1.9 CDTi de 120 ch
25 000 ¤
Le temps des berlines est loin d'être révolu. C'est ce que, chacun à leur manière, Opel et Peugeot s'évertuent de démonter. Le premier, en conservant des carrosseries à quatre ou à cinq portes, comme la Vectra GTS. Le second, fidèle aux quatre portes, en misant sur une esthétique forte, avec une prise de risque calculée. Si les fidèles de la discrète 406 sont un peu déroutés par l'énorme entrée d'air de la 407 et l'inclinaison prononcée du pare-brise, l'important porte-à-faux avant traduit clairement la volonté de Peugeot d'aller plus loin en matière de sécurité. Si elle ne décroche pas cinq étoiles au crash-test EuroNCAP, c'est qu'il y a un loup quelque part... La Vectra, née il y deux ans, se contente de quatre étoiles et d'une seule en protection des piétons. Plus équilibrée et compacte que la 407, elle apparaît moins fluide et dégage l'impression de solidité caractéristique de la production allemande.
MOTEUR : le deux-litres HDi de la 407 délivre 136 ch. Il est le fruit du partenariat entre PSA et Ford, ce qui lui vaut de bénéficier d'un filtre à particules (un apport PSA) dont l'entretien est fixé à 120 000 km, et d'une fonction overboost (un apport Ford) augmentant le couple maximal de 20 Nm en pleine charge, entre 1 750 et 3 200 tr/min.
La Vectra propose, pour sa part un nouveau moteur Diesel 1.9 CDTi. Il s'agit en fait du JTD de Fiat, qui pourra prochainement recevoir un filtre à particules fonctionnant sans entretien. Equipé de deux soupapes par cylindre et d'une injection par rampe commune, il délivre 120 ch et 280 Nm de couple maximal. C'est insuffisant pour tenir tête à la 407 HDi, plus alerte en accélérations comme en reprises.
Sans être très performantes, ces deux voitures procurent de bonnes sensations, d'autant que leurs moteurs sont bien insonorisés. Si, comme tout Diesel, ils restent bruyants en forte accélération, ils se montrent discrets en vitesse stabilisée, le sixième rapport de leur boîte faisant chuter le régime. La consommation y gagne, la Vectra CDTi prenant l'avantage en ce domaine.
CHASSIS : pour les liaisons au sol, Peugeot n'a pas lésiné et a abandonné le Mac Pherson pour des doubles triangles à pivot découplé à l'avant. Grâce à un efficace train arrière multibras, des amortisseurs maison et une caisse très rigide, la 407 HDi permet d'aborder les pièges de la route avec sérénité. Les roues sont bien guidées et les limites repoussées. En contrepartie, le confort (avec des pneus de 17 pouces montés en option) n'apparaît pas meilleur qu'en 406. Avec une solution plus classique à l'avant et certainement moins coûteuse, Opel arrive à donner à sa Vectra CDTi un comportement très satisfaisant, également contrôlé par un ESP monté de série, comme sur la 407 HDi. La Vectra CDTi se montre plus maniable.
VIE A BORD : à l'avant, la 407 HDi offre un peu plus d'espace aux occupants avec une assise confortable. Question décor, la planche de bord de la 407 HDi ne reflète pas l'audace du style extérieur. Très classique, la console centrale verticale est efficace et pleine de boutons. Dans sa partie supérieure, une grille diffuse sans agressivité l'air conditionné.
La Vectra est moins bien servie : sa planche de bord est décevante et l'ergonomie des
commandes est à revoir.
Affichée à 25 300 ¤, la 407 ne dépasse que de 300 ¤ la Vectra... pour un allumage automatique des phares et un filet de coffre ! La Vectra est équipée de jantes en alliage et d'un régulateur de vitesse, facturés 450 ¤ et 280 ¤ chez Peugeot. Quant à la sécurité, souci partagé par les deux constructeurs avec de généreuses dotations en airbags, elle les place en définitive en position ex aequo.



















































































