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Peugeot 407 SW 2.0 HDi Premium
- diesel
- 140 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible
- 29 300 euros
Citroën C5 Tourer 2.0 HDi Confort
- diesel
- 138 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible
- 29 200 euros
Petite devinette, pour commencer : des deux breaks français ici présents, quelle est la nouveauté ? La majorité d'entre vous répondra sûrement la Citroën C5 Tourer, apparue en juin... Erreur : c'est la Peugeot. Vous en doutez ? Jugez plutôt : à l'extérieur, les barres verticales de calandre sont désormais chromées. À l'arrière, c'est l'intérieur des feux qui se pare d'un nouveau cache imitant des diodes.
Dans l'habitacle enfin, la console centrale est couverte d'une peinture noire laquée, en remplacement de l'imitation aluminium. Sans nul doute, les mauvaises langues évoqueront davantage un « restylage de cendrier », plutôt qu'une véritable refonte...
La vérité, c'est que la 407 a chaud aux plumes. Renault Laguna et Citroën C5 ont renouvelé le segment des familiales, il y a moins d'un an. Cette dernière se dote d'une personnalité affirmée, qui était jusqu'alors l'apanage des berlines de Peugeot.
Pour la contrer, la 407 met à niveau son bagage télématique, et fait le plein d'équipements pour un tarif quasi-inchangé. Sur ce point, l'évolution est flagrante : la Peugeot devient assez agressive commercialement. Le pseudo-restylage n'était en fait qu'un prétexte. Il pourrait s'avérer plus dangereux qu'il n'en a l'air pour la C5...
À conduire
Il reste une ultime évolution, dont nous n'avons pas parlé : celle de la mécanique. Le 2.0 HDi de la 407 a gagné 4 ch, réduit sa consommation moyenne de 0,3 litre aux 100 km, et ses émissions de CO2 de 9 g par kilomètre. Une avancée qui lui permet de respecter les futures normes de pollution Euro V (en vigueur fin 2009), mais qui n'a pas modifié sensiblement le ressenti au volant. D'ailleurs, durant notre essai, la 407 SW n'a pas creusé l'écart en termes de performances avec la C5, dotée de l'ancienne version du HDi. C'est plutôt lorsque la route se fait plus sinueuse que les sensations de conduite diffèrent nettement entre les deux autos.
Côté trains roulants, la « nouvelle » 407 n'a pas évolué, et c'est tant mieux. On retrouve ce dynamisme cher à Peugeot : train avant incisif, direction précise, amortissement irréprochable. L'agilité du châssis ne met pas à mal le confort, très correct, ce qui nous amène à conclure que, même après quatre ans de commercialisation, la 407 constitue toujours le compromis idéal.
La C5 ne peut en dire autant. Sa priorité ? Le confort... et c'est tout ! Sa suspension hydraulique, de série en finition Confort (logique), remplit parfaitement ce rôle, à condition d'apprécier les mouvements de tangage sur les successions de bosses, ou cet affaissement caractéristique de la suspension arrière au démarrage. Le poids supérieur de 110 kg par rapport à la 407, le roulis prononcé et la direction très légère achèvent de nous convaincre : si la C5 est dynamique de ligne, elle l'est beaucoup moins, au volant.












































































































































































