Après avoir essayé le Citroën Jumper 33M 2.2 HDi (Voir L'argus no 3818, du 11 avril 2002), poursuivons la découverte des nouveaux modèles Sevel Sud avec un fourgon Peugeot Boxer à moteur 2.8 HDi et carrosserie surélevée à 2,68m sur empattement moyen.
Comme ses collègues Citroën Jumper et Fiat Ducato, la nouvelle génération Boxer se distingue surtout par l'aménagement plus moderne de sa cabine, qui offre un style plus actuel, une meilleure disposition des commandes et de nombreux rangements. Seul fausse note de confort, les sièges à structure composée de mousse ne valent pas les anciens fauteuils à ressorts, tant en termes de filtration que de maintien. On attend donc avec impatience le siège du conducteur suspendu, que le constructeur annonce en option pour 500 €.
Le moteur 2.8, fort de ses 127 ch et d'un couple respectable de 300 Nm à partir de 1 800 tr/min, permet aisément de décoller la charge au démarrage puis de tenir la moyenne sur la route, indépendamment du poids embarqué et du relief de l'itinéraire. Un passage momentané sur le quatrième rapport apporte le coup de reins attendu pour conclure un dépassement ou pour vaincre un sommet de côte qui s'accentue. On hésite d'autant moins à changer de vitesse que le levier, implanté au tableau de bord, tombe idéalement sous la main.
Si l'on ajoute à cela un freinage très progressif, une sensibilité au vent modérée en dépit de la hauteur de la carrosserie et un diamètre de braquage convenable pour cet empattement, on découvre un fourgon de grand volume, particulièrement maniable et économique en regard des performances permises. Sur un parcours mixte de ville et d'autoroute, effectué à mi-charge, nous avons consommé 11,8 l aux 100 km. A pleine charge sur route, notre Boxer s'est même contenté de 11l aux 100 km, un beau résultat pour un véhicule aussi haut.
Avec sa face avant modernisée, le Boxer sait rester élégant, même dans cette version un peu extrême plus haute que large ! On apprécie surtout le fait que les ouvrants remontent en fonction de la rehausse du véhicule. Les portes arrière battantes, qui en option se plaquent à 270°, dégagent le maximum d'accès, avec un seuil de chargement très bas. Quant à la porte latérale, dont la hauteur dépasse 1,8 m, elle permet d'entrer et de sortir sans se « prendre la tête ». Notre fourgon était doté d'une simple grille de séparation de série et d'un siège passager à deux places en option gratuite.
L'équipement de base met en avant d'excellents rétroviseurs extérieurs à double focale qui éliminent pratiquement tout angle mort. Ils sont dégivrants et agrémentés d'une commande électrique. Volant réglable, porte arrière pleine ou vitrée, siège passager simple ou double sont accessibles en série. Dans cette version surélevée, la cabine est dotée d'une vaste capucine qui n'empêche pas le passager central de disposer d'une poignée de maintien très pratique, située au-dessus de lui.
Puissant et maniable, ce fourgon surélevé tire parti d'un excellent moteur pour véhiculer économiquement des charges ou des volumes importants. Facile à charger et à conduire, il ne lui manque que le siège suspendu promis pour ajouter le confort à cet ensemble de qualité.














