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Pollution diesel : la Commission Royal poursuit ses tests

Tests pollution
Les investigations continuent sur les taux d'émission réelle de CO2 et de NOx pour les véhicules diesels vendus en France. Une nouvelle phase de tests complémentaires va être enclenchée par la Commission Royal.

Sept modèles déjà évalués dans le cadre des vérifications de la Commission Royal sur les émissions polluantes réelles des moteurs diesels vont être soumis à une nouvelle batterie de tests afin notamment d'approfondir le fonctionnement de leur logiciel de gestion, à l'origine d'une éventuelle triche.

Le 29 juillet dernier était présenté le rapport « final » de la commission indépendante pour la transparence des émissions de véhicules, dite
« Commission Royal », suite aux tests menés pour évaluer les rejets polluants réels de 86 modèles de voitures à motorisation diesel.

Comme l’avaient déjà montré les résultats intermédiaires au printemps, la plupart des modèles testés présentent au moins des anomalies, sinon dépassent largement les normes en matière de CO2 et de NOx (oxydes d’azote). Il a donc été décidé de poursuivre ces tests au cours d’une nouvelle phase complémentaire.


Investigations techniques plus poussées

C’est ainsi que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, a annoncé hier par communiqué que des tests complémentaires ont été proposés sur sept véhicules, afin de répondre aux questions soulevées par les anomalies décelées et d’approfondir l'analyse de leur logiciel de gestion.

C’est ce type de logiciel, capable de déceler une procédure de test et de programmer le moteur pour qu’il émette moins de rejets polluants dans ces circonstances, qui est à l’origine de l’affaire du « dieselgate » de Volkswagen, qui a tout déclenché.

Tests pollution
Déterminer si un logiciel de tricherie est actif.

Cette fois, les nouveaux tests seront menés non pas par l’organisme UTAC-CERAM comme les précédents mais par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN). Le but est de pouvoir mener des investigations techniques plus poussées. Les constructeurs seront appelés à donner des explications sur les résultats qui ressortiront de ces tests.


La Fiat 500X dans le viseur

Il en est d’ailleurs un qui se trouve particulièrement dans le collimateur de la Commission Royal. Il s’agit de Fiat, dont la 500X, déjà épinglée par les premiers tests, a fait ressortir au final avec son moteur 2.0 diesel des niveaux de rejets de NOx jusqu'à dix fois supérieurs à la norme d'homologation.

Un constructeur et un modèle déjà sous le coup des mêmes accusations en Allemagne. Les tests de l’IFPEN devront montrer si, comme nos voisins d’outre-Rhin le pensent, ce moteur est accompagné d’un logiciel qui éteint le catalyseur d’oxydes d’azote au bout de 22 minutes de fonctionnement alors que les tests d’homologation des émissions durent 20 minutes.

Fiat 500X
Des soucis en perspective pour la Fiat 500X.

En clair, il faudra déterminer si la Fiat 500X est équipée d’un système de limitation des rejets polluants le temps des tests, comme l’étaient de manière généralisée les TDI du groupe Volkswagen. D’autres modèles du groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles) comme le Jeep Renegade et le Fiat Doblo, pourraient être concernés.


Peugeot et Volkswagen concernés

Outre la Fiat 500X, on sait que parmi les sept modèles qui vont être de nouveau testés figurent un modèle de chez Peugeot et deux modèles de chez Volkswagen. La date de publication prévue des résultats n’a pas été annoncée.

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Commentaires
jchab247

Pourquoi diable cette campagne de mise à mort du diesel est-elle aussi partiale ? Pourquoi la même campagne n'est-elle pas menée sur les moteurs à essence ? Pourtant ceux du moment sont très nettement plus polluants que les diesels. la même voiture (la mienne) rejette 109g de Co² contre 139 dans sa version essence ! Actuellement le diesel pollue moins que l' essence, consomme moins et personne ne semble remettre en question ce mauvais procès, qui semble bien n' être inspiré que par des raisons fiscales. Seuls quelques rares journalistes et chercheurs indépendants et compétents (J.P. Morin de l' INSERM) ont levé ce lièvre, en vain pour le moment, jusqu'à quand ?

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