Voilà six ans que le Boxster Porsche cartonne. Conçu avec intelligence, pratique, bien motorisé, et plus facile à conduire qu'une 996, ce roadster performant a attiré une clientèle moins sportive, mais plus hédoniste que celle de la 911.
Les ventes se tassant très légèrement, Porsche a procédé à un restylage... qui se résume en fait à quelques retouches : prises d'air avant et latérales redessinées, poupe qui descend plus bas et enveloppe la sortie d'échappement, aileron rétractable modifié et verres de clignotants gris. Pas de quoi fouetter un chat...
La nouveauté la plus intéressante est l'apparition d'une lunette en verre dégivrante sur la capote. L'habitacle, lui, ne change guère. Il reste présenté avec soin, goût, et un souci d'ergonomie digne d'éloges, car l'espace disponible ne s'y prête guère. On a ainsi trouvé le moyen de loger, sous l'airbag du passager, une boîte à gants verrouillable de 5 litres ! Cela permet, avec les bacs de portes, les filets attachés aux dossiers et la petite boîte entre les deux sièges, de disposer de vrais volumes de rangement. Ajoutons à cela un nouveau combiné tuner, lecteur de CD, système de navigation, ordinateur de bord et téléphone GSM bibande d'une qualité exceptionnelle et facile à manipuler. Sauf qu'il est en option, comme le climatiseur ou la sellerie en cuir de nos voitures d'essai. En effet, si les tarifs de ces Boxster n'augmentent pas, la dotation en équipement de série est parcimonieuse.
Seule consolation, l'arrivée de l'indispensable porte-gobelet. Nul doute que, après cela, les ventes vont repartir à la hausse...
Toutefois, l'essentiel subsiste, à savoir son magnifique moteur à six cylindres à plat. Par la magie du système VarioCam, qui permet un calage continu des arbres à cames sur une plage angulaire de 40° - et non plus de 25° -, associé à une nouvelle gestion Motronic ME 7.8, la puissance moteur des deux Boxster progresse de 8 ch. Soit désormais 228 ch pour le modèle de base, et 260 ch pour la S. Un petit coup de pouce pratiquement imperceptible en conduite courante.
Pour atténuer notre légère déception, Porsche revendique des consommations en baisse de 2 % et un léger recul des émissions nocives. Notre fibre écologique étant tranquillisée, on peut alors profiter pleinement des vocalises de ce moteur exceptionnel, toujours vaillant à la tâche à toutes les plages de régime.
Particulièrement plein, le 3.2 de la S est associé à une boîte mécanique à six vitesses - qui conserve les mêmes rapports de démultiplication que l'ancienne - ou à la boîte Tiptronic S semi-séquentielle avec commandes au volant.
Efficacement, mais fermement suspendue, cette version ne se montre pas inconfortable, sauf quand le revêtement est bien dégradé. Mais le vrai point fort des Boxster est leur freinage inépuisable qui résiste à tous les mauvais traitements.
Le Boxster de base est équipé d'une boîte mécanique à cinq rapports (la boîte Tiptronic est en option). A peine moins performant, il est en revanche doté d'une suspension plus souple. A une ou deux exceptions près, les modifications sont donc insignifiantes. Elles ont néanmoins l'avantage de ne pas engendrer de dépenses supplémentaires - ce qui est déjà bien -, et de ne pas affecter la personnalité exceptionnelle de la voiture, ce qui est encore mieux.














