Porsche Cayman
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Disponible
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Nouveau six-cylindres de 245 ch
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16 CV
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Surtaxe carte grise : 44 €
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49 900 €
Lancée à la fin de l'année dernière, celle que l'on surnommait la baby Porsche s'offre aujourd'hui une déclinaison junior. La disparition du « S » sur le hayon de coffre signifie le remplacement du moteur 3.4 de 295 ch par le 2.7 de 245 ch. Un changement pas si anodin puisqu'il faut remonter à 1989 pour trouver un coupé Porsche de moins de 250 ch. Et, depuis que l'on compte en euros, jamais un coupé de la gamme n'était passé sous les 50 000 €.
Mais pour le vendre 11 200 € moins cher que la version S, Porsche n'a pas procédé qu'à un échange du moteur. Sa boîte à six vitesses perd aussi un rapport, et il faut accepter quelques concessions esthétiques. L'abandon de la double sortie d'échappement et les étriers noirs n'ont rien de gênant, mais les jantes de 17 pouces (au lieu de 18) semblent perdues dans les passages de roues. Heureusement, la longue (et coûteuse) liste des options est là. Parmi elles, le Pack Sport (2 152 €) couple boîte à six rapports et suspension pilotée, et les mêmes jantes que la « S » sont disponibles contre 1 082 €. Et il faudra en cocher des options pour disposer d'une dotation correcte, tant l'équipement standard est réduit au minimum (lire ci-dessous).
A bord, on retrouve l'ambiance typique des productions de la marque et particulière au Cayman S, ou au Boxster dont il dérive : ici, le moteur est tapi juste derrière le dos des passagers, en position centrale (sur une 911, il est en porte-à-faux arrière). D'ailleurs, vous ne verrez rien de la mécanique en dehors des bouchons de remplissage d'huile et d'eau qui émergent d'une trappe dans le coffre.

Sportivité bienvenue.
Il est temps de prendre la route, car c'est bien là que le Cayman doit prouver que son mordant est à la hauteur de sa réputation. D'entrée, la sonorité du six-cylindres à plat envahit délicieusement le petit habitacle à deux places. Le Cayman s'élance sur un coup d'accélérateur léger et réjouit par la précision de ses commandes. Le brio de la mécanique est là, les performances sont à l'avenant, mais la réduction du volume pulmonaire a des incidences sur le souffle à bas régime. En conduite sportive où la Porsche aime à bondir d'un virage à l'autre, il faut veiller à garder l'aiguille du compte-tours au-delà des 4 000 tr/min. Sinon, l'élan se coupe. S'il manque de coffre sous cette limite, le six-cylindres n'est ensuite pas avare en sensations et en musicalité. Sans surprise, toute son énergie est absorbée avec talent par le châssis et restituée au conducteur sous la forme d'une sportivité bienvenue. Le comportement est incisif ; la direction, exemplaire ; le freinage, toujours puissant malgré la réduction du diamètre des disques.
Moins démonstratif en performances, le Cayman n'en conserve pas moins l'essentiel de son pouvoir d'attraction. Cette « petite » Porsche séduit par son style élégant. Elle marie le confinement d'un coupé avec un certain sens pratique : hayon d'ouverture et 410 l de chargement répartis entre les coffres avant et arrière. De quoi partir pour de longs trajets à deux durant lesquels le confort permettra d'apprécier pleinement ce jouet, sans excès de brutalité, mais qui possède tous les gènes d'une Porsche moderne.





















