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Pourquoi le Trophée Andros est magique

Dominique Person
Dominique Person

TRIBUNE LIBRE : Tandis que cet événement file droit vers sa 26ème édition, Dominique Person, associé de la Wroom Team, s'en fait l'avocat. Et non, ce n'est pas que de la « compète » !

Les retombées médiatiques du Trophée Andros sont de l'ordre de 700 KE
Les retombées médiatiques du Trophée Andros sont de l'ordre de 700 KE
Méditons à l’approche du solstice d’été …………. sur ce qui va se passer aux alentours du solstice d’hiver !

Paradoxal ?

Sûrement ! Toutefois moins que de considérer un évènement annuel, dans sa 26eme édition, qui peut se targuer d’avoir acquis un niveau de notoriété supérieur à la marque qui l’a créé! A l’instar du «  Trophée LANCOME » en matière golfique, d’ailleurs.

Dominique Person
Dominique Person
Cet évènement concerne le sport automobile dans sa version la plus élégamment spectaculaire et requiert un très haut niveau d’adresse et énormément de talent. Un évènement qui occupe le « terrain » dans une partie de l’année quelque peu délaissée, en un mot qui s’inscrit j’en suis persuadé, au firmament des opérations de relations publiques – presses – réseau – grands comptes et quelques autres segments de clientèle en fonction des besoins.

Son nom : Le TROPHEE ANDROS 

La création, il y a 25 ans, de Frédéric Gervoson  (Andros) et Max Mamers (2MO) file tout droit l’hiver prochain vers sa 26 ème édition ! Cette épreuve magique qui associe au sport automobile la beauté du patinage artistique présente des atouts uniques :

  • La saison est propice car le sport automobile est en sommeil, les rallyes de Monte Carlo et le Dakar ne saturent pas les médias, c’est peu de le dire.
  • Les pilotes sont disponibles et tant mieux car le niveau de pilotage y est incroyablement élevé. Beaucoup de « cadors » s’y sont cassé les dents, l’Andros ça se prépare !
  • L’extrême habilité de ses  concepteurs a généré un règlement qui permet de limiter l’investissement à des niveaux étonnement raisonnables (nous y reviendrons) 
  • Les stations de montagne, l’hiver, associées à une organisation au sommet de sa courbe d’expérience permettent de déployer des opérations de relations, dites «  évènementielles », d’une originalité que seules neiges et hiver peuvent permettre, en France, en tout cas.
  • Enfin, l’ANDROS, comme on dit familièrement, est un paradis pour les médias régionaux qui eux-mêmes, ne l’oublions jamais, sont les médias de référence de la majorité des consommateurs  de notre pays.


Bref, d’après cette liste non exhaustive, les atouts sont conséquents et du coup on est en droit de se demander s’il n’y a pas quelques « contre -indications » que l’auteur enthousiaste aurait pu omettre d’exposer.

Il faut dire qu’on en a entendu pas mal :

  1. 1/ « L’épreuve est peu ou pas médiatisée »,  auquel on peut rattacher  « ça coute trop cher » puisque ce sont les deux faces de la même montagne en y ajoutant « ce ne sont pas nos voitures qui courent » qui provient plus ou moins du même cru 
  2. 2/ « c’est hors stratégie, nous c’est le (foot – tennis -  golf – voile – rugby etc…..) Ou  bien nous sommes engagés en (WRC – PROTOS – F1- WTCC etc…..) »
  3. 3/ « ça se déroule le weekend- end, c’est mauvais pour inviter les gens » sic !

Critique N°1 : Traitons du sujet du rapport Investissement – retombées – médiatisation.

Comptez dans les 400 KE pour une écurie à votre marque
Comptez dans les 400 KE pour une écurie à votre marque
La notoriété du Trophée génère pour une marque automobile participante des retombées naturelles (uniquement automatiques) d’environ 700/ 800 K Euros (année passée). Ces retombées sont souvent dans les supports, ou dans les pages ou émissions, que les plans médias classiques sélectionnent peu.

A ces retombées s’ajoutent les retombées générées (selon  le talent et la créativité de chacun). Les épreuves ont lieu en province, des endroits ou le top management ne se rend pas souvent …… les plus malins me comprendront. Et puis il reste tellement à inventer ……..

Avant d’optimiser les retombées, il convient d’examiner les charges. Clarifions d’abord un point fondamental : les voitures existent déjà, une nouvelle marque entrante n’aura qu’à faire fabriquer une « coque »
"Lorsque beaucoup de marques s'inscrivent dans le même sport (golf, tennis,...), cela brouille irrémédiablement le message..."
"Lorsque beaucoup de marques s'inscrivent dans le même sport (golf, tennis,...), cela brouille irrémédiablement le message..."
(issue de ses modèles de segment B ou C, environ 4 m) afin d’identifier  ses voitures et par là même son engagement. A l’heure actuelle il existe un «  portefeuille »  d’au moins douze voitures capables de gagner. Le Trophée peut donc  accueillir entre 4 et 6 marques. Les moteurs, pour simplifier, sont quasi des modèles uniques, cela permet de baisser énormément les coûts, favorise leurs suivis et développements.

Epreuve écologique, les moteurs ne parcourent pas plus de 300 km par saison, donc en fabriquer de nouveaux serait pure folie ! Enfin il convient de prendre en considération les partenariats qui peuvent et doivent compléter les budgets sans pour autant transformer les voitures en placards publicitaires.

Comptez dans les 400 KE pour une écurie à votre marque et vous vous battrez pour la meilleure place !

Et oui, le budget est inférieur, ou au pire (pour ceux qui sont de mauvaise foi)  égal au montant des retombées naturelles. Alors je pose la question : qu’est ce qui est trop cher ou sous médiatisé ?
D’autant que l’ESSENTIEL N’EST PAS Là ! Aborder le Trophée Andros par le seul biais du sponsoring et de ses retombées n’est pas honnête  intellectuellement.

Certes l’épreuve dispose de tous ses « diplômes » de « Compétition Automobile » avec les apparats, contrôles des fédérations et autre règlementation en tout genre, mais le Trophée Andros, ce n’est pas que
Le Trophée Andros a été créé il y a 25 ans
Le Trophée Andros a été créé il y a 25 ans
de la « compète ! » même si certains peuvent y gagner la reconnaissance hivernale d’afficionados qui seront de futurs prescripteurs, le Trophée est par-dessus tout un merveilleux réceptacle pour les opérations de relations publiques, réseau, incentives, clients, etc…

Du coup on me rétorquera qu’il faut prévoir un budget opérationnel !
Ben non !

Enfin pas forcément ……. 

Certaines marques ont par le passé fait preuve d’une grande maîtrise budgétaire en « redirigeant » autour du Trophée et de ses dates leurs opérations de fin et de début d’année : séminaires, conventions, récompenses, formations, invitation grands comptes …

Critique N°2 : « Le Trophée n’est pas stratégique ! »

La décence, esclave du politiquement correct, voudrait que ce point ne soit pas susceptible d’être critiqué.
Il n’empêche que l’on a toujours le droit à un commentaire «démocratique» afin de faire un peu bouger les lignes.

Un constructeur automobile  n’a qu’une vocation : promouvoir et vendre ses produits.

Parfois, pour les promouvoir, il doit créer ou développer la notoriété de sa marque, voire son image (mais en ce dernier cas, j’émets de très grandes réserves). Pour traiter cet objectif de notoriété, on peut regarder du côté des sports collectifs avec, entre autres, les équipes de
Le Trophée Andros, une marque à part entière aujourd'hui
Le Trophée Andros, une marque à part entière aujourd'hui
Foot et Rugby ou bien du côté des sports individuels ou règnent le Tennis, la Voile ou encore  le Golf. Mais lorsque beaucoup de marques s’inscrivent dans le même sport, cela brouille irrémédiablement le message.

De fait, on trouve des marques automobiles qui croient se battre entre elles à coup de jambes de footballeurs, de maillots de rugby, de raquettes, de spinnakers ou de drivers. Tout sauf le produit quoi ! Alors qu’en matière de compétition automobile, si tout le monde vient…………  c’est bien pour tout le monde !

Du coup, alors que nous avons évoqué des investissements colossaux pour développer la notoriété, au travers de la médiatisation relative et onéreuse de sports n’ayant aucun point en commun avec l’automobile, pourquoi ne pas venir, en sus, peaufiner son existence de marque, via son produit,  dans l’esprit de ceux qui vous achètent et vous recommandent… Pour un budget minimal et avant toutes choses dans le cadre d’un programme de RP beaucoup plus original et plus local ? Dans GLOCAL, n’oublions jamais qu’il y a LOCAL !!!!!

Par charité chrétienne je ne traiterai pas de l’objection N°3. Je dirai juste qu’après avoir entendu ce genre de remarque de la part de cadres supérieurs mensualisés exerçants des responsabilités dans les domaines opérationnels, on comprend mieux pourquoi tout va si mal de ce côté- ci de la planète, et encore j’en veux moins à ceux qui le disent qu’à ceux qui le pensent!

Je vous invite à visiter le site du Trophée Andros, beaucoup d’autres arguments y seront traités au cas où vous souhaiteriez  y engager votre marque (il n’y a pas que l’automobile, par le passé on a connu des écuries Mega, Flymo etc..).

Les équipes de Max Mamers, 2MO, sauront vous conseiller qui voir et qui écouter. Ceux qui font la réalité de « l’Andros » sont des gens expérimentés, mais attention,  ils ne parlent pas tous le « constructeur », loin s’en faut.

On peut ne pas s’inscrire au Trophée Andros, bien sûr, mais j’espère juste que si telle est votre décision elle sera celle d’un manager informé et conscient de l’opportunité qu’il choisit de laisser au bord de la route, aussi enneigée soit elle.

Nous verrons nous cet hiver ?  Je le souhaite vivement,  à la Saint Jean d’Hiver les fruits de l’Andros se récolteront du côté de l’Alpe d’Huez, je crois.

Quelle bonheur !

Dominique Person, associé au sein du cabinet de Conseil la Wroom Team
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Commentaires
un pseudo libre

et qui peut se targuer d'avoir gagné le trophée andros 10 fois sur 10 participations et toujours avec panache .vous l'avez oublié,il vous faisait de l'ombre VIVE YVAN MULLER

cap.geyser497

Qui peut se targuer d avoir gagné le Trophée ANDROS aussi souvent que Dominique soit en OPEL ou en KIA ...? Expert crédible ...!!

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