Produire plus de voitures en France et rester compétitif à l'international, une équation pas évidente à résoudre pour les constructeurs français.
Arnaud Montebourg, notre ministre du Redressement productif, a profité que l’attention était tournée vers le Mondial de l’automobile pour demander officiellement à Renault de produire davantage de voitures sur le sol français.
Il est vrai que si Renault a fabriqué 444 862 voitures en France l’année dernière, PSA, a pour sa part assemblé 1,23 million de véhicules à l’intérieur de nos frontières (source Comité des Constructeurs Français d’Automobiles).
Pourtant, dans le rapport Sartorius sur les difficultés de PSA, il est inscrit que la mauvaise situation du groupe s’explique en partie par le fait que « l’outil de production reste largement centré sur la France », alors que les autres constructeurs généralistes « produisent à bas coût dans les pays d’Europe de l’Est ».
Accorder les violons
Il semble donc établi que dans l’orchestration de la future carte industrielle des constructeurs français, à laquelle veulent prendre part les pouvoirs publics et les organisations syndicales, les différents accords qui permettront de relancer la machine sont loin d’être conclus.
Pourtant, la semaine dernière, sur RTL, Carlos Ghosn a même déclaré que « si rien n’est fait, Renault pourrait disparaître sous sa forme actuelle » en précisant qu’il regardait les choses sur 3, 5 ou 10 ans.
Tentative d’intimidation ou simple provocation, il semble néanmoins maintenant évident que l’avenir industriel de l’automobile tricolore reste à dessiner, et que les surcapacités actuelles des usines ouest-européennes restent un problème qu’il va falloir traiter à court terme avec les conséquences que nous redoutons.

Il est vrai que si Renault a fabriqué 444 862 voitures en France l’année dernière, PSA, a pour sa part assemblé 1,23 million de véhicules à l’intérieur de nos frontières (source Comité des Constructeurs Français d’Automobiles).
Pourtant, dans le rapport Sartorius sur les difficultés de PSA, il est inscrit que la mauvaise situation du groupe s’explique en partie par le fait que « l’outil de production reste largement centré sur la France », alors que les autres constructeurs généralistes « produisent à bas coût dans les pays d’Europe de l’Est ».
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Il semble donc établi que dans l’orchestration de la future carte industrielle des constructeurs français, à laquelle veulent prendre part les pouvoirs publics et les organisations syndicales, les différents accords qui permettront de relancer la machine sont loin d’être conclus.
Pourtant, la semaine dernière, sur RTL, Carlos Ghosn a même déclaré que « si rien n’est fait, Renault pourrait disparaître sous sa forme actuelle » en précisant qu’il regardait les choses sur 3, 5 ou 10 ans.
Tentative d’intimidation ou simple provocation, il semble néanmoins maintenant évident que l’avenir industriel de l’automobile tricolore reste à dessiner, et que les surcapacités actuelles des usines ouest-européennes restent un problème qu’il va falloir traiter à court terme avec les conséquences que nous redoutons.

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Commentaires(8)
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toyota
A firefly, Avant d'avancer de grande théories il vaudrait mieux s'assurer de la véracité de ses propos !!! Pour info, La toyota yaris produite en france à droit au label "Made in France", allez voir ce que cela sous entend et vous verrez que le cahier des charges n'accorde pas ce label aux assembleurs. De plus sachez que le centre de design et dévelopement de toyota pour les produits européens se trouve du côté de nice (sauf grosse méconnaissance géographique de ma part cela se trouve bien en france). En complément, le centre de stockage pièce détachées toyot pour la zonz "europe du sud" se trouve encore en france du côté de la drome-ardèche et en plus vient vient de sauver l'usine PSA de sevel nord en signant un accord industriel portant sur la production (toujours en france) de véhicules utilitaires. Plutôt que de leur chercher des poux ....remerciez les de nous faire travailler, de limiter nos chomeurs et de pouvoir payer des impôts toujours en france. Et là il répond quoi le défenseur de Renault qui produit toujours moins de ses voitures en france ?... Allez voir les gens du nord et demandez s'il veulent virer toyota...
Signaler un abustoyota
Toyota ne fait que l'assemblage de la Yaris en France, les principaux composant tel le moteur et la boite viennent du japon. De plus la voiture n'a pas été concu en France ou les couts de developpement sont tres élevés. Voilà pourquoi Toyota y arrive et pas nous. Solution : on developpe les voitures en inde et on les assemble en France. Nous comporterons nous alors de la même manière avec les constructeurs Francais qu'avec Toyota, j'en doute.
Signaler un abusvive la surconsommation
comme pour les mobiles, changer de voiture française tous les 18 mois.
Signaler un abusvive la surconsommation
comme pour les mobiles, changer de voiture française tous les 18 mois.
Signaler un abuset toyota ?
simple question : comment fait Toyota pour produire une petite voiture sur le sol français tout en étant rentable et sans pleurnicher, se plaindre du coût du travail et des 35 heures ?
Signaler un abusChanger de cap et maintenant
Avoir misé à fond sur le diesel alors qu'il n'est subventionné qu'en France Avoir négligé l'hybride et le mot est faible. Je me rappelle d'un ex-PDG de Peugeot qui a traité la stratégie de Toyota de folie. Avoir fait cavalier seul, surtout Peugeot Avoir voulu vendre aux chinois des anciens modèles rebadgés Avoir raté le la montée en gamme en s'associant avec les allemands la liste est longue Mais toutes ces bourdes n'ont pas aidé l'industrie automobile française
Signaler un abusmême plus grand encore
on parle toujours des salaires trop élevés mais en France le salaire net d'un ouvrier ne représente même pas la moitié du coût de la main d'oeuvre, le gros des coûts ce sont les charges!!! Mais faut bien financer les alloc et le RSA mon bon mousieur...
Signaler un abusOuvrir grand les yeux....
C'est ce que la population française (européenne) doit faire impérativement pour comprendre les enjeux de ce secteur hyper compétitifs....Il est évident que nos salaires (français, européeens) ne sont pas des éléments qui facilitent le positionnement des voitures françaises....Il faut aller produire dans les pays soit qui vont acheter du volume (chine) soit qui ont des coûts salariaux plus faibles que les nôtres....Cette réalité est la MEME pour TOUS les constructeurs....A noter que cela n'empêche pas de produire des autos de qualité ....si l'outil industriel le permet bien entendu ! Et là, l'industrie française a du retard...comme sur des technologies de base dailleurs (moteurs, boite de vitesse). Ce sont ces faiblesses structurelles qui me semblent le plus problématique....car il cela signifie qu'il ne suffira pas de délocaliser des moyens de production. Par contre, socialement, les syndicats européens doivent en faire leur deuil : dans dix ans, il n'y aura sans doute plus de moyens de production dans les pays europeens....le temps que les niveaux de vie et les coûts salariaux se rapprochent des nôtres.....On parle donc d'une période de 10 à 20 ans minimum pour que cet ajustement procure les effets escomptés.....
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