Porsche Cayman S
- Lancement le 26 novembre
- Nouveau modèle
- Deux places
- Six cylindres à plat de 295 ch
- 21 CV
- A partir de 61 078¤
« Entre la 911, modèle phare de notre gamme, et le Boxster, cabriolet à deux places, nous avions une niche à exploiter, explique Holger P. Harter, membre du directoire, en charge de la partie finance de Porsche AG. La Cayman S reprend les traces de son aïeule, la Porsche 904 Carrera GTS. Une voiture strictement biplace, à moteur central et à toit rigide ». Pour les puristes de la marque, ces détails, spécificités, et autres distinctions font la différence. Pour le commun des mortels, les trois modèles sportifs de la gamme allemande sont très proches. L'une est découvrable, le Boxster, l'autre non, le Cayman. L'une possède deux places plus deux petites à l'arrière, la 911, les deux autres accueillent seulement deux personnes.
Un régal. Une chose est sûre, le Cayman S ne peut renier ses origines. Extérieurement, c'est un subtil mélange de l'héritage de la marque. On croit reconnaître une courbure de capot, un dessin d'aile, une proportion connue. De plus près, ce nouveau venu possède des détails qui le distinguent de ses cousines. Des entrées latérales d'air à deux lames verticales, des feux antibrouillard dans les prises d'aération avant, d
es ailes rondes et fluides à la fois. Une fois installé à bord, on baigne dans l'univers Porsche. L'habitacle est superbe - surtout avec l'option cuir intégral - élégant sans être clinquant, et spacieux tout en étant sportif. C'est hyper équipé (en faisant appel aux nombreuses options !) tout en restant discret. Un régal.
Une fois la clé tournée et l'embrayage enfoncé, le bonheur continue. Chez Porsche, on sait faire des voitures sportives et ce nouveau modèle en est, une fois de plus, la preuve. Il semble difficile de trouver un défaut au Cayman. Le six cylindres à plat de 295 ch est d'une progression linéaire. La puissance s'exprime partout, sur tous les rapports, sans creux ni à-coups. Les chiffres le confirment : 5,4 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, et une vitesse maximale de 275 km/h. Et si le bruit du moteur, bien que filtré, est un peu présent dans l'habitacle, il vient rappeler le caractère sportif. La boîte à six rapports ultra-précise est bien étagée. On s'interroge alors sur l'intérêt de la présence au catalogue de la boîte Tiptronic (sans doute a-t-elle du sens aux Etats-Unis).
Côté comportement routier, c'est jouissif. Sur le châssis du Boxster - à la rigidité accrue -, le Cayman reçoit des ressorts, des amortisseurs et des barres antiroulis plus fermes. Résultat, il montre des capacités encore plus sportives. Collé à la route et incisif dans ses réactions, il n'oublie pas d'être équilibré et prévisible. Grâce à la puissance du moteur, à la légèreté de la voiture et à la propulsion, le Cayman peut même glisser en sortie de virage pour le plus grand plaisir du pilote. Les connaisseurs diront qu'il est plus joueur que le Boxster. Mais le Cayman est comme toutes les voitures de sport : une machine pour égoïste. A savoir, formidable si l'on est à son volant, et moins enthousiasmante pour le passager.





























